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raconté par ceux qui le vivent
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La maîtresse que j’étais -
par Capucine Juguet

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Publication : 7 juillet 2014

Durée de lecture : 6 mn

Nombre de mots : 1210

Une passion destructrice trouve son apaisement.

Tout ce temps passé à le repousser, à passer à autre chose, à oublier la douleur, la passion destructrice. Rien n’a changé. Il est toujours avec sa compagne.
Je sais qu’il est comme une drogue. Une nuit avec lui et je risque de retomber (rechuter ?) et de souffrir à nouveau plus que de raison.


6 commentaires :

  • Chère Capucine,
    Que dire ? la lecture de votre texte me replonge dans les souvenirs... Je n’étais pas la maîtresse mais la femme trompée. Mais la souffrance est la même. L’amour peut être destructeur au point de ruiner votre vie. J’étais jeune à l’époque et on devait se marier... puis nous nous sommes quittés. Après la rupture, le cours de ma vie est resté en suspens durant cinq années. J’ai quitté la fac, j’ai perdu mes amies. Solitaire j’avais tout le loisir de faire des recherches sur lui via internet. Un jour j’ai appris qu’il s’était marié, j’ai cru mourir, un an après il fêtait la naissance de son premier enfant. Je l’ai ressenti comme une profonde injustice et je l’ai haï pour l’aimer encore plus fort la minute d’après. Il m’a fallu du temps pour remonter la pente mais aujourd’hui je crois que je m’en suis sortie. Il faut se battre contre soi-même parfois pour ne pas tomber dans les pièges que nous tend notre coeur. Partez et ne vous retournez pas !

    Kahina


  • Bonjour !

    Ce que j’ai le plus apprécié dans votre récit, ce sont vos phrases courtes. Vos phrases de trois mots sont plaquées avec force, comme de puissants accords sur un piano. J’aime ça.

    Merci.

    Christine (Paralettre)


  • Bonjour,
    Une histoire, des émotions, que nous sommes sans doute nombreuses à partager. dans ces circonstances, il est vrai qu’l faut se méfier intensément de la colère, de la haine : ces révoltes, voire cet acharnement contre l’autre, c’est évidemment la signature noire du lien. c’est quand on va plus envie de faire du mal à l’autre, ni du bien, que la passion est finie. et qu’on la regrette.
    Et dans toute cette affaire, comme vous le dites bien, on est tout à fait lucide.
    Je vous souhaite un amour de paix.

    M.


  • Bravo pour votre texte à l’écriture très percutante !
    Amitiés.


  • Bonjour,
    La maîtresse que j’étais vient d’être replongée, en quelques instants à peine, dans la détresse et la douleur destructrices d’être "la deuxième". Et de l’exaltation que peut résulter d’une telle passion amoureuse, aussi.
    J’espère m’en sortir, un jour. Tout comme je vous le souhaite.
    Cath


  • 25 ans que j’essaie...et que je retombe...ou rebondis ? 25 ans, c’est une vie, vécue autrement que sur le modèle serein du quotidien. C’est aussi un amour qui tient malgré les orages, les difficultés, les souffrances, c’est le contraire de l’insatbilité : après tout cela, qu’est-ce qui peut séparer des amants ? L’éternité ?



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