Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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La mémoire des murs -
par Rassena

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Publication : 23 juin 2014

Durée de lecture : 33 mn

Nombre de mots : 6640

Naître dans un bidonville, grandir en H.L.M. et à la DDASS.

Ces deux vies misérables, de déracinés, d’écorchés vifs, d’humiliés devinrent mes parents. Leur équation était faussée d’avance, le résultat désastreux, presque inévitable. Voilà mon valeureux héritage.


9 commentaires :

  • Une histoire saisissante ! ou comment la réalité dépasse la fiction...quelle enfance !....
    BRAVO pour ce texte qui tient en haleine et heureusement ponctué d’humour, grinçant parfois, et d’ironie.
    C’est aussi un témoignage intéressant des conditions des immigrés, de leur vie familiale et sociale dans les années 60 en France.
    Difficile de lâcher l’histoire, du début à la fin !
    On attend la suite avec impatience !!! comment cette petite a-t-elle évolué ??


  • Merci beaucoup Anita.


  • Chère Rassena,
    Merci d’avoir partagé une petite partie de votre histoire. Un récit merveilleusement bien écrit. Vous êtes bouleversante. Mais, il me reste comme un goût d’inachevé ; comme Anita, j’aimerais savoir ce que cette petite fille que vous étiez est devenue.

    Bonne soirée,

    Kahina


  • Merci beaucoup Kahina S. ; en effet la suite existe, mais il y a un impératif sur "Raconter la vie" le nombre de caractères imposés. Je n’ai pu donc aller au delà, mais j’espère pouvoir publier le reste.
    Vous souhaitant une excellente journée.


  • Bonjour,
    J’espère vrament pouvoir lire la suite de votre texte !
    Bonne journée également,

    Kahina


  • Vous écrivez : "J’avais un organe supplémentaire : La peur." Et la vitalité aussi, celle de cette petite fille qui ne veut pas ressembler aux pauvres, en porter l’uniforme, et qui va chercher le secours du voisin quand la peur est trop grande, celle qui aime rire des bêtises de son frère. On se dit qu’elle saura reconnaitre une opportunité quand celle-ci se présentera. Quelle vivacité dans votre écriture ! on en redemande.


  • Bonjour Catherine,
    Je vous remercie pour votre commentaire qui me touche ; je vois que vous avez bien lu chaque ligne et c’est vraiment plaisant de le savoir.
    La suite est déjà écrite et les péripéties qui ont suivies sont tout aussi "vivaces".
    Je vous souhaite un beau dimanche.
    Merci
    Nassera


  • Merci Rassena pour votre écrit. Quelle enfance douloureuse que vous partagez avec beaucoup d’humour. Cet humour que vous aimez tant chez votre frère. Qu’est devenu cette petite fille qui écrit si bien et qui révèle combien notre hexagone a pu être un lieu de souffrance au lieu de l’eldorado espéré. Je pense à tous ces enfants abimés par le manque d’amour...et la misère. Comment a t-on pu faire la charité en donnant les mêmes vêtements aux enfants des familles dans le besoin ! Avoir peur du noir, désirer la lumière... L’avez-vous trouvée ? Je l’a vois déjà dans la façon dont vous décrivez votre belle mère entraînée dans la même galère que votre mère... et surtout trouvant une explication au manque d’amour de votre père. Peut-on quand même trouver un chemin de lumière qui éloigne d’un destin tout tracé pour continuer cette violence... J’attends moi aussi la suite du récit.et vous souhaite tout le bonheur possible.
    Annik


  • Bonjour Annik,

    Merci de m’avoir aussi bien lue avec autant d’empathie...
    Je ne sais pas si j’ai trouvé la lumière, mais ma foi en la vie et l’humain est si forte, qu’elle me rappelle chaque jour de ne pas omettre de voir le coté positif que l’existence nous présente, malgré de grands détours.
    J’espère pouvoir mettre en ligne la suite (épique pour le moins) ....
    Merci de vos souhaits cela m’a vraiment beaucoup touché.
    A bientôt
    Nassera



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