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La patience du patient -
par Tête de Turc

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Publication : 16 janvier 2014

Durée de lecture : 19 mn

Nombre de mots : 3930


9 commentaires :

  • « La patience du patient ». Dès le premier jour je note ce titre qui sonne bien, comme un gentil jeu de mots. J’y reviens plus tard et, brutalement, je découvre alors que le « gentil jeu de mots » est lourd de sens. Je lirai ensuite votre blog.
    Aujourd’hui, mon premier commentaire sur ce site, est pour vous dire combien vous savez exprimer ce à quoi j’attache une extrême importance, le quotidien de la vie et en l’occurrence de la maladie dont on a tant de mal à parler. Vous donnez en partage vos sentiments, interpellations, parti-pris ; ou vous faites part de vos interrogations sur le comment en parler à vos proches, épouse et enfants. J’aime particulièrement votre écriture claire, factuelle, ponctuée d’interrogations, d’emportements, de doutes pour dire la vraie vie, celle de tous les jours. Votre récit m’est bien précieux (une génération de plus nous sépare) pour mieux appréhender la vie et me donner des éléments de réponse à une question qui me hante : comment échapper à cette sensation prégnante que vous ne vous appartenez plus lorsque vous êtes hospitalisé ?


  • Merci Jean-Paul pour votre commentaire auquel je suis très sensible. L’écriture dans mon cas n’est pas venue par hasard, ça a été l’obligation de m’exprimer après les premiers mois de voyage avec ce cancer. J’ai eu l’impression qu’il fallait absolument consigner mon parcours dans un premier temps comme sur un carnet de route, rapporter tout ce que je ressentais. Je cherchai sur Internet des informations et ne trouvai que du catastrophisme sans fondement et du charlatanisme en tout genre. J’ai simplement voulu partager et je me suis surpris par finir à avoir besoin de cette écriture, même si par moment la douleur ou la colère prend le dessus, ça fait partie du parcours.


  • Votre désir est bien présent, toujours là. Il passe dans vos mots et nous en apprennent tant sur la lutte, la peur, l’amour, la pudeur, la lutte toujours...vous êtes en avance, merci de tenir jean-Marc, tenir debout encore et encore.
    Je vous salue bien bas.


  • Bonjour,
    Merci pour la très belle leçon de vie communiquée dans votre récit, et au delà, dans votre blog. Aborder la maladie par l’écriture et faire partager cette expérience est infiniment humain, à l’inverse de tant de relations qui manquent l’essentiel.
    Bien à vous,
    Catherine Martinez


  • Jean-Paul, Catherine, c’est moi qui dois vous remercier, je suis très touché par votre enthousiasme. Aborder la maladie par l’écriture est effectivement un très bon remède qui permet de se dépasser et de résister face au corps médical qui hésite à communiquer par peur et malheureusement souvent dans le cas du cancer, par ignorance, d’où l’importance de l’écrit et de la lecture pour favoriser les échanges et se libérer d’un poids souvent trop lourd à porter.


  • Il y a quelques heures, mon ex-mari m’a confirmé le diagnostic : cancer du rein.
    Il y a un an, il a subi une grave opération du cœur. Vendredi, l’urologue définira les modalités d’intervention. Lundi, il sera hospitalisé en cardiologie pour la pose d’un défibrillateur.... Il est à Nantes, je suis à Paris... Je suis plus souvent à Nantes qu’à Paris.
    Je l’ai toujours accompagné.
    Je ne suis pas une femme que la joie de vivre caractérise. Mes sentiments sont terriblement confus : je ne voudrais pas par mon pessimisme, mon mal-être, lui "rendre la tâche plus difficile". Quand je lui dis que je peux revenir plus vite que prévu, il me répond "Viens quand tu veux, mais vois le soleil briller." Il est dans la Vie et c’est admirable.
    Je n’ai pas encore modifié mon billet de train.
    Votre récit m’a beaucoup touchée et je vous en suis infiniment reconnaissante.
    Permettez-moi de vous embrasser.


  • Bonjour Patricia,
    la présence des proches dans les moments difficiles est importante, les malades ne cherchent pas de la compassion mais simplement un accompagnement, une main à serrer pour se sentir plus fort, capable de transgresser la douleur.
    Je sais tant, en regardant mon entourage tous les jours, que le cancer est aussi lourd à porter pour eux que pour moi.
    Bon courage, je vous embrasse également de tout cœur.


  • J’ai modifié mon billet de train.
    je me suis connectée sur votre blog et je vais continuer à le faire.
    Merci pour ces témoignages précieux


  • Bonsoir,
    Je n’ai pas fréquenté le même établissement que vous mais il me semble avoir croisé les mêmes personnages :
    Médecins pressés, qui ne soignent pas un être humain mais une pathologie que l’on prend en charge dans le cadre d’un protocole. Et si par malheur, on sort de ce fameux protocole, c’est panique à bord
    Patients silencieux qui se jaugent dans la salle d’attente en hospitalisation de jour.
    Psy déprimé,…
    Votre récit m’a beaucoup touchée
    Bien à vous.
    Isadora



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