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Publication : 12 août 2014

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1970

Le spleen d’une quadragénaire célibataire.

Je vis seule avec l’un de mes enfants, un chat dingue et deux poissons gagnés à la fête foraine. Et je suis en passe de devenir folle. Manquerait plus que je retombe dans la boulimie. Je frise la démence. J’en ai pleinement conscience lorsque, hagarde, je pédale sur mon vélo d’appartement aussi follement qu’un hamster sur sa roue.


7 commentaires :

  • Bonsoir Sabine,
    Votre texte est tout simplement magnifique. L’écriture, le style, tout y est. Je suis très émue aussi. Ce spleen je l’ai connu en me séparant de mon premier amour. Mais tous mes rêves, toutes mes aspirations ne tendaient que vers lui. Il est aussi difficile de songer à celui qui ne fera plus jamais partie de notre existence. Certaines meutrissures ne guérissent jamais totalement. Je vous souhaite de trouver la moitié qui vous permettra de réaliser toutes vos aspirations !

    Bonne soirée,

    Kahina


  • Merci pour votre lecture et vos appréciations...Ce texte a été écrit en 2009...et est toujours d’actualité, malgré quelques chemins de traverse :)
    Et me voilà quinqua !
    Amitiés !


  • Chère Sabine
    J’ai aussi traversé il y a quelques années l’un de ces déserts sentimentaux dont on pense ne pas sortir vivant, croisé bien des mirages avant qu’une oasis ne me tombe dessus, quand je pensais en avoir fini avec le sujet.
    La délicatesse de votre écriture ne peut-être que le reflet d’une personne "aimable" : je vous souhaite sincèrement que cette qualité vous fasse remarquer de l’être que vous appelez de vos vœux.
    Courage.
    Amitiés.
    Steve.


  • Merci à tous ceux qui ont lu, et à vous, Steve, pour ce gentil commentaire.
    Heureuse pour vous de votre "oasis" !
    Vous savez, aujourd’hui "jeune quinqua", comme je le disais à Kahina, je suis encore plus déroutée et sceptique...D’une part peut-être parce que mes "priorités" ont changé (lire "Au pays des sans feu"...), et que même libérée de certains soucis j’en reste marquée au fer rouge tout en ayant surtout mon temps libre consacré aux mots ; d’autre part parce que l’heure, les saisons et les vents tournent...Il était déjà difficile d’accorder des corps, de concrétiser une rencontre, mais qu’en est-il quand il nous reste surtout une âme, un cœur, quand la corporéité n’est plus l’essentiel ?
    Bientôt je serai "sexa(y ?-génaire", et...en fait je m’y vois déjà, me demandant si j’aurai, moi aussi, la chance inouïe de ces vieux couples que l’on voit encore la main dans la main...
    Bises de la Ville Rose !


  • Chère Sabine,
    Je vous félicite pour votre très beau texte, qui m’a donné les larmes aux yeux. Malgré la solitude gardez votre bel espoir ; car s’efforcer de ne plus rien ressentir est bien pire... En espérant que la chance vous fasse signe, continuez à écrire !
    Marine


  • Chère Sabine,
    Votre texte est touchant et émouvant. Il donne envie de vous donner la main. Je vous souhaite plein de bonheur.
    Amitiés,
    Myriam.


  • quel style, quelle pudeur, quelle retenue et quelle force ! Merci.



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