Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Le pays des sans feu -
par Sabine Aussenac

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Publication : 20 mars 2014

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2170

Parce que tout son argent et ses biens lui ont été confisqués, une jeune femme se retrouve réduite au silence, sourde aux bruits de la vie. Mais un chant de joie va lui donner la force de les entendre et de les écouter à nouveau.

Comme un détenu privé de ses droits civiques, elle avait fait le deuil de toutes ces petites habitudes sociales qui cimentent le quotidien et vous amarrent à la normalité. Elle avait changé de lieu, de territoire, passant sur l’autre rive, celle des Sans-feu.


8 commentaires :

  • Je ne sais comment vous dire à quel point votre récit m’est étrangement familier, à quel point les mots qui sont intimement vôtres me semblent intimement miens. Merci.


  • gavroche : le silence, le silence et sa portée, presque musicale dans sa résonance. Le silence comme un cri quelquefois, le silence de ses absents les nôtres ceux sur qui justement on comptait tant, le silence de ces gens-las. Le silence à combler à désespérer le silence d’une voix qui n’est plus mais d’une autre qu’on attend, qui viendra celle-la, attendre silencieusement que quelque chose d’autre nous parle. La beauté de ce moment, d’enfin d’être avec quelque chose qui parle.


  • Merci, amis de passage. Votre sensibilité m’émeut.


  • Bonjour
    Je vous envie votre maniement de la langue française
    C"est exactement cela cette période entre deux ou tout a basculé ou l’on n’arrive pas encore à se reconstruire.
    Et l’élément déclencheur, le grain de sable qui renverse la situation : le passage du chant des collégiens m’a ému aux larmes.
    Bonne continuation


  • Un très beau texte pudique qui commence en silence, finit en musique, passant avec douceur de l’émotion à l’espoir...
    Une très belle expérience de vie
    Merci


  • Merci à toutes et tous de vos superbes commentaires.
    Un récit plus imaginaire, qui colle à notre actualité, en vous souhaitant un merveilleux dimanche :
    http://sabineaussenac.blog.lemonde.fr/2014/07/13/comme-de-longs-echos-qui-de-loin-se-confondentpaix/


  • Chère Sabine, votre texte est merveilleusement bien écrit. J’admire votre style. La musique à succédé au silence, tout comme le soleil à la pluie, le jour à la nuit, le sourire aux larmes. Il faut garder espoir et je suis persuadée que le véritable bonheur, ne passe que par les petites choses qu’il faut savoir apprécier !

    Bien à vous,

    Kahina


  • Merci, Kahina, vous êtes adorable !♥♥♥



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