Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Le sens de ce qu’ils lisent -
par Martine Bousquet

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Publication : 28 mai 2014

Durée de lecture : 16 mn

Nombre de mots : 3230

Institutrice suppléante, puis spécialisée, puis au GRETA.

Je n’oublierai jamais l’éclat de fierté sur leurs visages quand ils comprennent enfin le sens de ce qu’ils lisent. Ils découvrent leur langue comme on découvrirait un trésor.


5 commentaires :

  • Bonjour,
    En lisant votre texte, je me rends compte que votre carrière a été dévolue à aider les autres. D’abord les enfants puis les adultes. Cela est très honorable, puisque sans des personnes comme vous, beaucoup n’en seraient pas là où ils sont aujourd’hui. Malheureusement, le texte s’achève sur une note déceptive mais si elle est plus inhérente à vos relations de travail qu’à votre vocation à agir pour les autres. Je vous souhaite tout le bien possible.

    Kahina


  • Bonsoir
    J’ai beaucoup aimé lire le récit de votre engagement professionnel. Je le trouve exemplaire à bien des égards. .

    Sur le burn- out, un psychiatre suisse spécialisé dans la souffrance au travail a écrit que " le burn out est un chagrin d’honneur" . Je trouve çela très juste .

    Sur la notion de " marginal- sécant ", la revue Sociologies pratiques de l’APSE , ( association des professionnels de la sociologie en entreprise) a publié un interview sur cette notion , il y a déjà un certain temps( n°2 , octobre 1999)
    Notion peu courante à l’époque, je pense qu’aujourd’hui nous sommes tous peu ou prou des marginaux- sécants , soit conséquence du " lean management " ( faire de plus en plus de missions avec de moins en moins de ressources) , soit conséquence d’une nécessité économique ( exercer plusieurs activités sans lien apparent autre que de s’assurer un revenu décent)
    Merci à vous


  • Bonjour Karina,

    Merci pour vos remarques. Mon texte s’achève sur une note déceptive car la re lectrice (éditrice) de Raconter la vie a supprimé la fin de mon récit (pourquoi, je n’en sais rien).
    Je disais comment j’avais construit ma résilience en présentant avec mes formateurs la présentation de notre plate forme elearning, Succès qui comme les pots pour ma retraite m’avaient fait chaud au coeur.
    J’avais même conclu ainsi :
    "Je ne voudrais pas achever le récit de mon itinéraire professionnel sur une note trop sombre. Car par delà les difficultés rencontrées, le travail de plus en plus stressant au cours du temps, mes deux métiers m’ont donné occasion de transmettre mes valeurs, mes croyances en l’éducation et la formation ; valeurs que je pense émancipatrices, utopiques parfois mais positives car elles aident à vivre et à se construire une identité professionnelle.
    Aujourd’hui à l’heure de la retraite et des bilans, j’ai le sentiment de m’être réalisée dans mon travail, d’avoir pu en toute liberté découvrir de nouveaux horizons et vivre des expériences humaines et sociales riches qui garantissaient mon indépendance financière tout en préservant ma vie personnelle et familiale à laquelle j’ai toujours été très attachée."
    Vous voyez donc que effectivement malgré de difficiles conditions de travail, le bilan reste positif.
    Cordialement
    Martine


  • Chère Martine,
    Si la dernière partie de votre récit a été supprimée c’est qu’on comprend au fil du texte que vous avez aimé vos métiers et que vous y avez pris plaisir à les exercer et qu’il n’y avait pas nécessité à d’y reprendre à la fin. Je parlais de la note déceptive concernant vos relations de travail. Mais on se doute pas que cela n’a pas été toujours le cas.

    Kahina


  • Bonjour Clotilde,

    merci pour votre message, il est vrai que le burn out sévit malheureusement dans bien des métiers de nos jours. J’aime beaucoup cette définition de "chagrin d’honneur" dont vous parlez, un étrange chagrin qui vous tombent dessus sans crier gare qu’il est possible en travaillant sur soi de surmonter mais qui laisse des traces qu’on oublie pas.

    cordialement
    Martine



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