Le travail
raconté par ceux qui le vivent
|

Les Halles, la nuit -
par R. Caillon

Permalien



Copiez le code d'intégration

Publication : 21 octobre 2014

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2140

Réceptionner des marchandises à Rungis.

Univers commercial à ciel ouvert ; lumière partout, bruit tout le temps.


11 commentaires :

  • J’ai beaucoup aimé votre texte, qui laisse à découvrir un monde particulier, rude et intéressant. Vous le faites avec un brin de poésie et une belle écriture ! Savoureux !


  • Merci pour votre commentaire. Les halles en effet un microcosme au reflet de macrocosme, le mouvement, le bruit, l’ambiance, des vies qui s’affrontent se confrontent se partagent, un océan à découvrir au fils de coup de rames comme des pas...
    Je découvre chaque jour les richesses de l’existence, dans les rencontres, les épreuves, en artisan consciencieux je tente de croire en l’homme, de façonner le temps pour ne plus le subir mais bien le choisir.
    Nous sommes bien Ici et Maintenant !
    Bien à vous


  • Magnifique !
    Le ventre de Paris revisité.
    Décidément, quelle belle écriture et que de "nourriture" restituée par votre regard sur autrui.
    Je m’empresse de lire vos autres récits, dont je n’avais rien lu depuis avril dernier.
    Chaleureusement
    Monade


  • Merci Monade, je suis enchanté que cela vous plaise, il est vrai qu’en mon for intérieur la vie de ces gens peuple mon esprit, je ne peux rien mettre de coté... donner ne serait ce qu’une once d’éternité à tous ces anonymes signifie tant pour moi, sans eux pas de texte, pas de rencontre, pas de moi, pas de Nous ! J’aimerais restituer bien d’autres faits, bien des événements qui à rebours resurgissent comme des flashs, l’instant polaroid du regard qui se fixe sur le détail jusqu’à le reconstruire, le déconstruire. Je poursuivrais peut être la narration, l’exploration des halles dans d’autres textes, pour le moment je m’imprègne de cet univers aux milles nuances. Je reste persuadé que c’est bien dans le quotidien que ce fonde les grands faits ! Dans cette banalité relative que tout se créer sans cesse, tempus fugit, mais en retournant le sablier il recommence et nous avec.
    Mille merci.


  • Belle écriture, qui entraîne et ne lasse pas. J’ai vu Rungis à travers votre plume. J’attends avec impatience le récit de votre rencontre avec cette femme aux yeux clairs qui semble venir de l’est. Continuez !


  • Merci Cirule, bon nombre me demande de "poursuivre" l’aventure de cette femme, j’essaie de l’approcher doucement, elle est dans une confiance très relative, je la comprend ! J’ai pu discuter avec elle, petit à petit je m’imprègne de son univers, de sa vie et j’espère dresser d’elle un portrait fidèle en lui demandant bien évidement son accord. Je vous remercie pour vos encouragements et pour l’attention que vous portez à cette Femme.


  • J’aime bien votre récit qui restitue une atmosphère si particulière : on se sent un peu " écrasé" par les quantités de marchandises et par j’imagine la rapidité avec laquelle il faut travailler. En fait on pourrait dire que les Halles ( on devrait dire Rungis ?) sont le business model des salles de marchés actuelles non ? On vend à la hausse, à la baisse et il n’est jamais bon de garder des stocks .Mais les portraits sont là , attachants.
    J’aimerai en savoir plus sur Dédé : 35 ans aux Halles, il doit en avoir des choses à raconter entre ses débuts et aujourd’hui ! Et puis bien sur cette dame énigmatique dans ce monde de machos ( c’est vous qui le dites) , très étonnant.
    Vous nous donnez un récit plein d’humanité
    Merci à vous


  • Bonjour Clotilde, merci de votre intérêt pour mon texte. J’ai bien l’intention de connaitre plus cette femme, pour le moment je suis en "approche", chaque jours je lui offre un petit café et je note au plus juste ce qu’elle veux bien me dire, je vous avoue que je suis très impressionné par son parcours, mais bon je garde précieusement ces renseignements pour les restituer sur le site dans un temps plus ou moins proche, cela dépendra d’elle. Je l’appel "elle" mais à présent je connais son nom ! Mais ça aussi c’est encore confidentielle...
    cordialement.


  • Bonsoir
    La grande marguerite (Duras) signait M.D. Passer du "elle" à ses initiales serait une façon de lui reconnaître son nom sans trahir son anonymat.
    Et vous n’oublierez pas Dédé ?
    Bien à vous


  • Bonjour Clotilde, je vois que nos lectures se croisent ,la grande M.D en effet, me laisse toujours sur place dans les rues de S.tahla, un vrai ravissement...pour ce qui est de madame V. je suis dans la formule du moderato cantabile...dans l’attente entre rumeur et vie dissolue ou perdue, V. est en effet son initiale, et ce ne sera pas le : "Mlle V. journal d’une insouciante" mais bien un tableau d’impression fidèle aux dires de madame V.
    Pour ce qui est de Dédé, il est à présent en retraite, je peux en effet "creuser" son parcours pour aiguiller un peu plus sur l’ambiance et la vie à rebours de ce dernier, mais pour cela il faut aussi que mon récit soit un récit de vie et qu’il n’est en rien un aspect "fictif" je serais en quelque sorte un "rapporteur de vie". Je vais tenter avec mon cœur et ma volonté de rédiger un récit digne de ces gens afin de vous restituer le plus fidèlement possible leurs chemins...d’ailleurs "il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant" alors en avant...
    bien cordialement



Votre commentaire

Pour poster un message, vous devez vous connecter ou avoir créé un compte.