Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Ni journaliste ni pigiste -
par Bernard Cottin

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Publication : 4 avril 2014

Durée de lecture : 18 mn

Nombre de mots : 3790

Les correspondants locaux de presse (CLP) ont un statut particulier en ce sens qu’ils sont travailleurs indépendants et rémunérés à l’article. Ils sont très mal payés pour un travail pourtant prenant et qualifié. Ils fournissent la matière et font en grande partie vivre la presse quotidienne régionale. Malgré cela, ils sont traités avec désinvolture, voire mépris, tant sur le plan salarial que sur le plan humain.

On ne téléphone jamais à un CLP pour le féliciter ou l’encourager ! On le fait seulement pour lui faire des reproches ou lui demander un service.


1 commentaire :

  • Votre récit m’a beaucoup intéressée. Ancienne journaliste en presse locale, j’y ai retrouvé tout ce que vous décrivez. Au départ, les CLP étaient des correspondants au vrai sens du terme : ils étaient censés nous alerter sur la vie du village, nous servir de relais et ne prenaient que les événements les plus simples. Et peu à peu, avec la réduction du nombre des journalistes, l’accroissement de leur polyvalence on a demandé de plus en plus aux correspondants : couvrir les conseils municipaux, intercommunaux, les faits divers , les inaugurations, les grands chantiers... Tout cela pour le même tarif dérisoire. Les journalistes assistent impuissants à cette évolution qui touche directement leur profession. On est peut-être à la fin d’un système.



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