Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Nous, les Services généraux de la Tour -
par Stella Bastide

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Publication : 27 avril 2015

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2380


7 commentaires :

  • Viktoriro :

    C’est presqu’à la fin que je me suis rendu compte que vous relatiez à la place, au nom de ces équipes qui font la Tour. Vous en étiez la managère. Quelque part, vous parliez comme les autres enfin avec la même syntaxe, mais vous vous trouviez plus proche d’eux que des autres.D’ailleurs, vous avez illustré la fin votre propos, avec une certaine justice à le faire, par des faits de vie personnalisés. Le On d’abord, le il ou le elle ensuite et le Je enfin.Tout s’expliquait. Tout se traite dans le rapport entre ces deux mondes. Vous êtes convaincante sur le sujet mais malgré tout il y a de la vie dans tout cela, non ? Ces équipes ont leur vie propre, leur réalité, leurs anecdotes, leurs relations interpersonnelles, leur monde. N’y-a-t-il pas là une source de récit aussi ? Faut-il toujours pour exister, exprimer un rapport de force, une amertume ? Viktoriro.


  • Bonjour,
    D’un certain côté vous avez raison, mais les raisons d’écrire sont diverses.
    Il n’était pas question pour moi de m’exprimer pour exister, mais de m’exprimer, d’une part pour clore une dernière action que je pensais devoir effectuer : inscrire la trace de cette équipe quelque part, comme expliqué dans mon dernier paragraphe - et d’autre part pour me libérer.
    Si je devais continuer à travailler ce sujet sans doute le ferai-je d’une autre façon, mais pour ce récit, mon esprit était totalement empreint de la douleur côtoyée pendant des années, inacceptable, injuste, et qui est une réalité.
    Bien sûr il y a aussi tout ce dont vous parlez, mais à certains moments, tout ou presque est enfoui, si ce n’était que ma façon de voir et de vivre cela, je n’aurais pas voulu ni osé ce témoignage, mais c’était partagé et de plus confirmé depuis mon départ.
    Amertume ? Je ne crois pas, du moins ce n’était pas mon objectif qui était juste de poser une situation pas si banale, ni rare ; mais si c’est ce qui ressort à la lecture c’est peut-être juste, je ne sais pas.
    En tout cas merci de votre lecture et de vos commentaires


  • Merci pour votre récit. J’espère que les personnes de votre équipe vous liront .Votre récit témoigne de la valeur de leur travail , valeur qui leur est niée et qui les fait souffrir , et qui vous fait tous souffrir, devrais-je dire. Vous décrivez bien le processus de disqualification , exercé à la fois par vos gestionnaires et ceux qui devraient se comporter comme vos clients Une modalité , un sous entendu : un travail qui ne vaut rien = une personne qui ne vaut rien
    C’est complètement inacceptable
    Alors on pourrait aussi se poser cette question : qui sont ces autres qui ont besoin de mépriser pour se sentir exister ?
    Et peut-être que là, on pourrait commencer à ré équilibrer les choses
    Bien cordialement


  • Bonjour et merci de votre commentaire.
    Oui, c’est tout a fait cela, car dans mon esprit s’était imprimé principalement ces pensées que je ne pouvais plus repousser :
    Au nom de quoi ? De quel droit ? Qui sont ils, que sont-ils de plus, pour traiter ainsi autrui ?
    Ces autres qui méprisent, écrasent, sont divers et entre autres personnages il y a ceux qui subissent eux-même et qui pour se défendre, s’en sortir font subir...
    Si tous les gars (ou filles) du monde voulaient se donner la main... Utopie ?
    Bien cordialement


  • Bonsoir Stella
    Dans les utopies, il y a souvent du joyeux ...et une vision avec au moins un temps d’avance sur le présent.
    Alors, il ne faudrait surtout pas s’en priver.
    Très cordialement


  • Taf :

    Bonjour
    Consultant en entreprise, j’ai eu la chance - je dis bien la chance - d’intégrer une équipe support telle que la votre pour piloter un projet de création de siège social (2500 collaborateurs et 35.000 m2). Du responsable de la restauration au responsable du facility management en passant par le space planner et le responsable des transferts, tout le monde s’est enthousiasmé et a travaillé sans compter dans une ambiance qui permettait à chacun de prendre du plaisir et à grandir. Le projet fini, ceux qui étaient de passage comme moi, sont partis. Les autres sont restés, l’amertume au coeur d’avoir contribué, d’avoir été moteur, force de proposition dans cette belle aventure. Le quotidien est revenu. Quel quotidien ? celui que vous décrivez !
    A titre personnel, je continue à déjeuner avec les membres de cette équipe, je me suis syndiqué, je suis sur les listes pour les prochaines élections professionnelles. Parce que personne dans l’entreprise ne devrait être laissé de côté et que la valeur des personnes n’est surtout pas liée au poste qu’ils occupent dans l’entreprise


  • Bonsoir,
    Merci de votre lecture, merci de votre commentaire.
    Des mois sont passés depuis la mise en ligne, depuis ma "libération" et cela fait du bien de voir que l’idée perdure, non la mienne, mais le sujet en lui-même.
    Avec plus de recul aujourd’hui que je n’en avais en avril, je pense que le but de ce genre d’écrit est bien cela : dire pour que ceux qui sont concernés ne se sentent pas seuls, se sentent compris (car pris dans la tourmente, on doute)
    Dire pour alerter de l’inadmissible.
    Dire aussi pour que ceux qui le peuvent encore ne baissent pas les bras, n’acceptent pas, et que chacun à son niveau, tente de faire évoluer les choses comme vous avez décidé de le faire ; dans mon équipe il y avait quelqu’un de syndiqué, et qui m’a (nous) bien aidé(e), cela n’a pas changé les mentalités, mais c’était important d’être soutenue(s).

    De tout cœur avec vous dans votre implication.
    Bien cordialement.



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