Le travail
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Petit traité de la pauvreté -
par Doris Séjourné

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Publication : 12 mars 2014

Durée de lecture : 4 mn

Nombre de mots : 980

Doris a été contrainte de fermer sa librairie à la Courneuve, La Traverse. Depuis, elle a déposé un dossier de surendettement à la Banque de France et "sollicite son réseau avec diplomatie et élégance."

Depuis la liquidation judiciaire de ma librairie, je me fais doucement mais sûrement à l’idée d’être pauvre alors que le regard des autres tendrait à me faire croire le contraire.


7 commentaires :

  • Chère Doris
    Que deviendrions nous sans libraire et sans librairie ?
    Une librairie à La Courneuve , accessible, proche pour les habitants du quartier, tisser du lien, partager " par le haut" ...

    cf Lire est le propre de l’homme Juillet 2011 Ecole des loisirs :
    "Lire et élire"
    "la lecture .../....donne accès à la liberté, liberté de parler, de penser, de circuler"
    "la littérature est autant un instrument d’émancipation qu’un outil de socialisation"
    "Ou je suis quand je lis "
    "Qui je suis quand je lis "
    "Où on ne lit plus, où on n’élit plus, on ne rigole pas tous les jours"
    "Etre rentable .Procurer une rente, donc. Mais au fait, à qui ? "
    "Un jour, quand vous en aurez marre de lire des magazines ou des codes-barres sur des paquets de chips, vous rencontrerez peut-être un livre comme on rencontre quelqu’un..."

    Votre librairie peut-elle renaître avec un autre statut que celui de SARL : coopérative par exemple , dans le champ de l’ESS ? en passant par le crowfunding ?

    J’ai l’intime conviction qu’ il peut y avoir des rebondissements heureux
    Bien à vous


  • Chère Clotilde,
    Rêver l’impossible... La Traverse pourrait renaître sous une autre forme à condition de disposer d’un apport minimum de 80000 euros pour l’achat du stock et l’agencement, à condition de trouver les bonnes personnes partantes pour monter une SCOP. Trop de conditions. Pour l"heure, l’urgence est de trouver un emploi vite vite. Lorsque mes droits à la retraite s’ouvriront dans trois ans, si tout va bien, je recommencerai à rêver l’improbable.Je partage votre intime conviction en ayant foi dans le présent et l’avenir. Et je lis pour adoucir ma peine et trouver la force d’espérer.
    Très cordialement. Doris


  • Le gabelou
    Peste soit le banquier qui tarde à ne rendre
    Le moindre salaire en profitant d’icelui
    Peste soit il s’accapare à s’y méprendre
    Le piètre tas d’euros si durement acquis

    De qui se fiche-t-on ? Du prix net ou du brut ?
    De guise et de gré, les ventrus et gras doubles
    Déguisés en élites, défilent en eau trouble.
    Se partagent en privé, mon argent et l’ampute

    Et propagent en public, balivernes et louanges,
    Et proposent en eunuque , leur élu, leur ange.
    Il siège glorifié par la voie des urnes,

    Sous le regard envieux du rapace nocturne
    Tant l’impôt va à l’homme qu’enfin accrurent
    La disette et les dettes, charnier en pâture.

    Antonio-Giuseppe Satta
    


  • Bravo pour cette promenade douce-amère dans cette réalité que tant de gens connaissent aujourd’hui. NE pas baisser les bras, jamais...
    Et puis les livres sont là, en votre cœur.
    http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/je-ne-ferai-pas-les-soldes_b_1631220.html


  • Haut les bras, le coeur et la tête...


  • Chère Doris

    Je regarde ma banane sous un autre jour grâce à vous ... Je vais d’ailleurs bientôt me mettre au régime ( de bananes ...)
    Quoi qu’il en soit, je vous souhaite beaucoup de courage, gardez la pêche et votre sourire dans le cœur.


  • Chère Soisick
    Merci pour vos gentils mots et vive la banane !



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