Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Phase terminale -
par Nanon Gardin

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Publication : 29 janvier 2014

Durée de lecture : 3 mn

Nombre de mots : 780

Accompagner ses proches jusqu’aux soins palliatifs.

Il faut, toujours, lui dire qu’elle est mieux que la dernière fois. Ca s’appelle accompagner, et ça n’a plus rien à voir avec nos échanges d’avant.


5 commentaires :

  • J’ai trouvé votre récit plein de dignité. Je prendrai surement le temps de relire votre texte plusieurs fois .
    Merci


  • J’ai pris ses mains si douloureuses le faisant peut être davantage souffrir qu’il ne souffrait, j’ai coiffé ma tête de ses mains, et recouvert ses mains des miennes en l’implorant, en silence, de me dire qu’il m’aimait que j’étais sa petite fille qu’il serait toujours avec moi me protégeant là ou il partait, je n’ai pas été capable de lui que je l’aimais et pourtant... j’espère qu’il a compris qu’il est parti se sachant aimé mon papa


  • J’ai apprécié votre "récit". Il est pétri d’une humanité et d’une sensibilité exemplaire. Mais je ne vous suis pas quand vous évoquez les nécessaires "mensonges", les "parlés vrais éludés". Je crois tout au contraire que cette phase à laquelle nous serons tous confrontée nécessite une grande vérité. Elle correspond à la lucidité qu’ont les malades de l’échéance prochain, dans ce moment de renoncement apaisé. J’ai tenu une correspondance suivie avec une amie qui accompagnait ce type de malades, j’ai moi même tenu des mains de personnes en train de franchir le pas, et je suis certain, pour autant qu’on puisse l’être, que toutes aspiraient à une écoute compréhensive et sans concession. Je veux dire qu’elles aspiraient à un parlé vrai. Il arrive souvent que les personnes en fin de vie continuent à jouer le jeu que veut leur faire jouer leur entourage, souvent ce dernier, nie la fin de l’être aimé, à laquelle les circonstances les condamnent à très court terme, c’est très égoïste au final, mais cela se comprend bien. C’est terriblement contraignant pour le malade de faire encore semblant... et ils trouvent alors, quand c’est possible, à travers l’écoute empathique de personnes étrangères, la possibilité d’un parlé vrai. Un parlé fait de sensations, d’expressions sans fioritures des regrets et des bonheurs de tout ce qui fait une vie, sans que cela ne puisse, au final, blesser personne !


  • Votre accompagnement pudique, sensible maintient la relation avec Cat hors du temps. Et la grâce poétique de votre phrase rend bien toute l’affection attentionnée et délicate que vous lui témoignez.


  • Bonsoir Nanon,votre récit me touche car il est authentique ,prenant sa source dans votre vie mais aussi dans celles de vos amis,amies, proches...



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