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Publication : 25 mars 2014

Durée de lecture : 14 mn

Nombre de mots : 2990

Peut-on élever une fille sans aimer le rose ? Récit d’une mère aux prises avec les stéréotypes : ceux qu’elle a subis, ceux qu’elle ne voudrait pas faire subir à sa fille.

Les stéréotypes ont la vie dure : du rose pour les filles et du bleu pour les garçons, des robots pour les garçons et des perles pour les filles. Pour moi, tout cela n’a jamais été si clair, si tranché. Je ne veux pas limiter ma fille dans ses envies et dans ses choix.


8 commentaires :

  • Très intéressant ce récit, presque une étude sociologique sur la différence entre les jeunes enfants, selon le sexe et l’éducation.qu’ils ont reçu. J’ai bien aimé vos doutes et tâtonnements, c’est tellement vrai pour tous les nouveaux parents, on a envie de bien faire, mais on passe tous par des périodes de doute ou de questionnement !
    Amicalement
    Cathy Raynal


  • Bonsoir,
    Un bien joli récit et combat que vous offrez là. Bravo pour votre détermination à "ne pas limiter votre fille dans ses envies et dans ses choix"... en l’accompagnant comme vous le faites. Moi-même, je mesure la justesse de la théorie du genre en observant - et favorisant - la diversité d’activités et intérêts de mes petits-fils... Un véritable enchantement par rapport aux univers si limités des filles, j’allais dire d’antan... Je suis stupéfaite des réactions de votre entourage féminin encore bien dans des stéréotypes.
    Et merci pour ce témoignage d’une éducation à l’ouverture et à la découverte !
    Catherine Martinez


  • Pourquoi n’avez-vous pas choisi la couleur "rose" pour la couverture de votre récit sur ce site ? Je plaisante,,, excellentissime ce texte qui conduit à s’interroger avec vous de manière si intelligente sur l’éducation apportée aux enfants et les stéréotypes . Merci


  • Je n’étais pas sûre d’arriver à faire partager tout mon ressenti sur les stéréotypes du rose qui perdurent aujourd’hui à travers ce récit, un chaleureux merci pour vos commentaires.


  • Bravo, j’ai beaucoup aimé votre réflexion, subtile et profonde.


  • Merci de votre témoignage. Si cela peut vous rassurer (ou vous faire sentir moins seule) à l’école aussi on lutte contre les stéréotypes et préjugés liés au genre. On mène des projets visant à sensibiliser filles et garçons (à travers la publicité notamment) à l’influence du social sur ces questions. On peut aussi faire réfléchir les élèves à la dimension sexuée de l’orientation (les filles réfléchissent souvent à un métier qui leur laisse du temps pour les enfants... comme si les pères n’étaient pas concernés). Il nous est arrivé de leur proposer deux photos de femmes qui postulaient l’une sur un emploi d’ingénieure, l’autre de secrétaire. C’est toujours la plus féminine qui est choisit comme secrétaire et celle au look plus austère comme ingénieure... Mais on sait que l’adolescence christallise beaucoup ces questions : Il ne faudra pas vous inquiéter quand votre fille sera ado !
    Il y a plein d’organismes qui travaillent sur ce sujet passionnant. Mais je suis d’accord avec vous c’est une lutte au quotidien.


  • J’ai lu avec grand intérêt votre récit. Rrose Celavy , du coté de Duchamp et de Desnos , et puis un classique oublié , semble -t-il "Du coté des petites filles", d’Héléna Bellotti .Il n’y a pas que la couleur rose qui pré détermine J’ aime beaucoup votre vigilance à ne pas adopter les stéréotypes sur l’éducation pour votre fille et en même temps à être à son écoute et à la vôtre . Merci à vous


  • Presque six mois après, je reviens lire vos commentaires, il me faut du temps pour ressentir les choses, j’ai besoin d’être rassurée que non je ne suis pas seule dans cette lutte de l’éducation non "genrée". Nous venons de passer l’été dans notre famille. Lors d’un dîner familial, mon neveu (et oui le revoilà le p’tit mec) me demande de l’eau. Je lui sers, mais il ne boit pas, il fronce les sourcils... je lui demande ce qui se passe et sa réponse me laisse sans voix : "je bois pas dans un verre de fille !". C’était un verre Hello kitty, mon neveu a 4 ans. Je suis abasourdie. J’ai beau lui dire qu’il peut boire dans ce verre, je n’arriverai pas à lui faire entendre raison (ma raison ?). Je tourne un regard interrogateur vers mon frère et ma belle sœur, vers ma mère, ce que j’y lis me désole, je n’insiste pas et j’échange le verre avec celui de ma fille (un verre car’s). Autour de ma fille de m’interroger du regard, je lui en reparlerai plus tard, je me sens tellement mal à l’aise. Au sourire de mon compagnon je sais que je ne suis pas seule, il essaie lui même de parler de l’éducation non "genrée", mais le débat à cette table dévie rapidement vers d’autres stéréotypes que je n’ai plus envie d’entendre. L’exemple d’un cousin qu’on a laissé jouer à la poupée, petit, et qui est devenu homo, (alors bon, quoi ? quand même hein...). Peut-être qu’au final c’est cette peur sans fondements qui participe à perpétuer la théorie du rose contre le bleu.



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