Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Sur le fil du rasoir -
par Gwenaëlle Prieur

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Publication : 30 avril 2015

Durée de lecture : 21 mn

Nombre de mots : 4250


4 commentaires :

  • Merci pour votre texte : il est poignant.
    J’ai lu naguère pas mal de livres sur les borderlines, ou écrits par eux : quelle tonne de souffrance, que vous décrivez tellement bien aussi...
    Que certaines familles , que pas mal de gens même, distinguent maladie physique et maladie psy, en jetant l’opprobre sur cette dernière, qui fait peur, et dont on imagine qu’elle est de la responsabilité du malade, c’est malheureusement encore une réalité. Double peine : malade et coupable...
    Mais que des équipes hospitalières ( que ce nom leur sied mal !) vous aient fait subir les traitements que vous décrivez dans une telle absence d’écoute, j’avoue que je suis atterrée...
    J’ai fréquenté comme proche de patient pas mal de cliniques et hôpitaux psy en Auvergne, du temps de mon mariage avec un bipolaire, et si certains étaient plus disponibles et plus empathiques que d’autres, jamais je n’ai rencontré l’attitude d’irrespect et l’absence totale d’écoute que vous décrivez.
    Merci de ce récit de vie, en tout cas, et bonne chance pour continuer à construire enfin votre bonheur.


  • Bonsoir,
    Hélas la maladie psy est toujours montrée du doigt, on rejette le fou, loin derrière les murs des hôpitaux. Ces hôpitaux : un monde à part où peuvent se côtoyer le meilleur comme le pire, tout dépend des directives générales internes et du médecin qui s’occupe de vous, il a tout les droits. C’est là où je me suis rendue compte de la différence entre hôpitaux et cliniques mais c’est surtout comment le professionnel conçoit son métier, s’occupe-t-il d’un être humain ou d’un rejet de la société ?
    Je n’ai pas eu de chance de tomber sur des incompétents, heureusement il en existe des bons !


  • Bonjour Gwenaëlle,
    Les mots de certains "professionnels" pour étiqueter les maux et/ou les personnes qui en souffrent sont si affreux que les voir reproduits à la fin de votre récit fait mal... Comme font mal les attitudes et propos de ceux qui auraient dû veiller sur vous. Après l’écriture, peut-être pourriez-vous trouver les phrases et le ton justes pour renvoyer certaines de leurs vérités à ces personnes ?
    Bien à vous,
    Catherine


  • Bonjour Catherine,
    Je ne pense pas que l’étiquetage soit toujours mauvais, j’aurais su mon diagnostic plus tôt peut-être aurais-je réagi différemment. Par contre les attitudes des autres sont très importantes pour le bien ou le mal du malade. J’ai pris du recul par rapport à ces personnes, le problème c’est lorsque on a une maladie psy, on a forcement tort quoique on dise quoique on fasse. la réhabilitation est très difficile surtout lorsque ces personnes vous préfèrent malade, elles se sentent sécurisées dans leur "normalité". C’est vous le fou ce ne sont pas à elles de se remettre en cause.
    Merci de votre réponse.
    Gwenaëlle



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