Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Régine Boutegege

Une enfance qui débute avec la guerre d’Algérie, une vie passée à interroger cette enfance.


Récit

J’étais rapatriée  

Les lieux où l’on vit.

Cela m’a toujours semble étrange de devoir faire un cours d’histoire pour répondre à une question aussi banale que « d’où viens-tu ? » Quand je parle de moi, les mots française, italienne, algérienne, ne veulent rien dire.

Publication : 21 octobre 2015

Durée de lecture : 17 mn

Nombre de mots : 3520

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Ses derniers commentaires

  • Merci pour votre commentaire. Je ne partage cependant pas certaines de vos affirmations. Je ne pense pas que les "pieds-noirs" ont été chassés d’Algérie.. Ils sont partis, malgré certaines clauses des accords d’Evian, parce qu’ils ne pouvaient plus rester, la violence de cette guerre ne pouvait alors permettre aucune conciliation, aucune tentative de rapprochement entre les 2 "camps".. Pouvaient rester, sont restés ceux et celles qui se sont engagés au côté des Algériens.
    De même je ne pense pas que les Français aient traité les pieds-noirs comme des chiens.. Il y a eu beaucoup d’incompréhension, certains ont profité de la situation par exemple pour louer aux "rapatriés" des taudis à des prix exagérés, on était des intrus, mais la France a réservé un sort bien pire au harkis.. Quant au peuple en train de naître, je me suis souvent posé la question.. Mais quel peuple ? Ce peuple ne pouvait pas naître sans les autres, sans les arabes. Il aurait fallu qu’ensemble.... Mais on ne peut pas refaire l’histoire..

  • Bonjour Alicia
    J’ai beaucoup aimé cet organe que vous inventez, "l’organe du chez moi". En réaction à ce que vous avez vécu, il est surdéveloppé chez vous.. Moi qui ai habité près de 20 "chez moi" (qui étaient d’ailleurs souvent des chez nous, chez eux..), je crois bien qu’en réaction j’en suis tout à fait dépourvue, aujourd’hui que je suis vraiment "chez moi".
    Votre récit m’a touchée, en particulier votre manière de partir de considérations sur le divorce et la garde alternée pour arriver à dire les ravages profonds que le mensonge a suscités. Vous etes jeune (la trentaine si je vous ai bien lue), et je suis frappée de voir que meme si les divorces sont aujourd’hui plus la règle que l’exception, le mensonge s’installe encore dans le couple, avant la séparation et aussi après, pour sauvegarder les "apparences".Pour qui, pourquoi ?
    Je suis aussi touchée par votre questionnement sur vos rapports avec vos parents, sur la colère qui vous habite. Il faut du temps et du travail (et vous le faites) pour accepter et devenir "soi", envers et contre tout et tous..
    Bon courage, amicalement
    Régine

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