Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Sabine Aussenac


Récits

Une enfance franco-allemande  

Les escargots et le pain noir, le Midi ou l’outre-Rhin, Sabine a grandi entre deux cultures, deux pays, avec l’héritage de la 2ème guerre mondiale.

Mon bilinguisme n’était pas qu’affectif et linguistique. Mes grands-mères se disputaient aussi mon âme : Mutti me lisait sa Bible des familles, me racontant les frondes des protestants, mamie me faisait réciter le Notre-Père à genoux

Publication : 5 février 2014

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1990

Le pays des sans feu  

Parce que tout son argent et ses biens lui ont été confisqués, une jeune femme se retrouve réduite au silence, sourde aux bruits de la vie. Mais un chant de joie va lui donner la force de les entendre et de les écouter à nouveau.

Comme un détenu privé de ses droits civiques, elle avait fait le deuil de toutes ces petites habitudes sociales qui cimentent le quotidien et vous amarrent à la normalité. Elle avait changé de lieu, de territoire, passant sur l’autre rive, celle des Sans-feu.

Publication : 20 mars 2014

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2170

Je n’irai pas au Grand Oral  

Ce texte est celui d’une professeur d’allemand titulaire remplaçante qui cherche un autre ailleurs.

Je n’en profite pas, moi, des vacances, je n’en prends jamais, je n’ai ni le temps ni l’argent ; engluée dans une situation privée catastrophique, tentant de survivre à un divorce international et à un surendettement – je ne passe pas mon été à faire les fjords de Norvège ou à arpenter le Kerala, ni mes petites vacances à courir les expos. Non, je me bats, je démarche, j’écris un peu, je cherche des pistes, je vais chercher à manger au Secours Catholique, je fais un DEA...

Publication : 21 mai 2014

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1460

Personne  

Le spleen d’une quadragénaire célibataire.

Je vis seule avec l’un de mes enfants, un chat dingue et deux poissons gagnés à la fête foraine. Et je suis en passe de devenir folle. Manquerait plus que je retombe dans la boulimie. Je frise la démence. J’en ai pleinement conscience lorsque, hagarde, je pédale sur mon vélo d’appartement aussi follement qu’un hamster sur sa roue.

Publication : 12 août 2014

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1970

La femme du pasteur  

Etre mariée à un pasteur.

J’ai été femme de pasteur, dans 2 pays différents et dans 2 grandes églises européennes.

Publication : 14 janvier 2015

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2190

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Magnifique récit...
    Parfois, je rêve des nuits entières que je téléphone avec un fixe à cadran, me trompant, faisant tourner la roue des souvenirs...

  • Figure tutélaire et éternelle...Superbe récit.

  • Du rêve et du réel, merci.

  • Et un jour...Cannes, les Césars ?
    Le film est à l’image de la vie, il rencontre des obstacles mais persiste et signe.
    Il me tarde de voir le suivant !!

    http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/05/11/2491722_les-visiteurs-du-soir.html

  • Ne lâchez rien !! Votre parcours finira par faire sens.

    Amicalement, Sabine.

  • Si, Catherine, vous avez parfaitement cerné :)
    Merci de vos encouragements !!
    http://www.oasisdesartistes.com/modules/newbbex/viewtopic.php?topic_id=189717&forum=2
    Amitiés !

  • Comme une plage, et ce sable qui s’efface...
    Beau récit.

  • Bon, Daniel, c’est du lard ou du cochon, ce récit ?
    Si c’est du lard, bravo, merveilleusement écrit, on y croit, et vous avez un talent fou.
    Si c’est du cochon, on le fait quand, ce film ? Besoin d’un coup de main pour scénariser, pour des contacts ?
    Sinon je tiens très bien les mains.
    Je vous embrasse.

  • Ce récit me fait penser à un film terrible vu à une heure indue, il y a longtemps, à la télé...Sigourney Weaver y tenait le rôle d’une grande universitaire soudain atteinte d’un cancer et l’on assiste à la fin de vie de cette femme totalement perdue et solitaire...
    Terribles perspectives des sans liens, de ceux qui jamais n’ont su trouver de passerelles humaines...Un beau récit.

  • Merci.
    Viktorio, oui, du "parler écrit" bien différent de mes écrits habituels...J’ai voulu rester extrêmement factuelle, à la virgule près, au centime de ma vie perdue près...La prochaine étape ? Peut-être bientôt faire le premier voyage depuis 10 ans ; pour revoir ma ville allemande et oser revenir dans ce pays qu’il m’a volé (Lire ici "Le Pays des sans feu"...) Ne pas céder. Écrire encore, être éditée...

    Pierre, merci de votre empathie. J’ai passé le pire, ne peux tomber plus bas, souhaite bientôt à mon tour m’engager au Secours pop, et dans un an défichage...D’ici là j’espère avoir enfin gain de cause, récupérer la pension, me sortir définitivement du "rouge"...

    Mon rêve ? Écrire un best-seller et acheter une grande maison ancienne pleine d’ombres et de mémoire, au jardin envahi de lilas, de glycines et d’écureuils. Oui, je sais, c’est idiot, presque tous mes enfants sont partis...Mais je garde ce rêve...
    Les jeunes diraient "lol". :)

  • Chuuuuuuuuuuut ! Et on ne dit pas "au final" :)
    Kahina donne de l’amour, c’est déjà beaucoup. Si elle "sature", c’est simple...Ne la lisez pas...Bon dimanche à toutes et tous !!!

  • Il y a tant de sortes de profs...Impossible d’en faire une caricature...Une seule chose est certaine : ils ne vivent pas dans le réel.
    Pour ma part je vis en sus dans des limbes :
    http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/les-tzr-ces-roms-de-l-education-nationale_b_1852799.html
    Et j’ai tenté d’en sortir, en vain :
    http://raconterlavie.fr/recits/je-n-irai-pas-au-grand-oral/#.VI1k0iuG-LE

    Votre texte est joli de par sa légèreté et son humour. Le petit troupeau en attente de BIP, quelle belle image !
    Puisque vous vivez à Toulouse, nous irons boire un café au Flo et disserter de nos têtes blondes ?

  • Mentir au monde s’appelait marketing...
    J’aime.
    Stan...quel génie, et quel danger....

  • Sozick, une magnifique histoire où Eros et Thanatos font la nique au destin, et où vous nous montrez que la vie et la mort vont hélas si souvent de pair.
    Votre fils est toujours là. différemment...http://sabineaussenac.blog.lemonde.fr/2013/10/30/nous-nous-sommes-tant-aimes/
    BIses d’une ex Albigeoise et d’une Belge de coeur.
    http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/bruxelles-belgique-division-flamand-wallon_b_1966015.html

  • Un beau récit, doux et fort comme la vie. Longue vie à vous trois !!!!

  • Bonjour, comment se nomme cette maladie ? C’est incroyable, et atroce. Si vous le souhaitez, prenez contact avec moi en mp, j’écrirai un article sur votre cas dans mon blog du Monde, que je diffuserai largement. Avez-vous pensé aux radios, à la télévision, à ces sites de "Crowfunding" qui permettent de rassembler des fonds pour des enfants malades ?
    Je ne sais où vous vous installerez, mais si c’est vers Toulouse, n’hésitez pas à passer me voir.
    Mes pensées.

  • La mienne s’appelait "mamie", et Philippe Torreton a aussi admirablement parlé de la sienne...Merci pour cette enfance au goût d’antan. Superbe !!!!!!!! http://www.oasisdesartistes.com/modules/newbbex/viewtopic.php?topic_id=182752&forum=2

  • Vous donnez envie d’aller en consulter une.
    Magnifique quintessence. Écriture maîtrisée autour de vies détruites.
    Le livre, un jour ?

  • Votre combat et votre humanité vous honnirent. Merci pour cette description fidèle de cette machine à broyer que peut devenir l’entreprise.

  • Pas grave ! Je voulais simplement dire que le récit était fort court, même si passionnant !

  • Sympa. Mais, comment dire...un peu court, non ? Je suis restée sur ma faim...

  • Superbe écriture et décryptage. Les HLM ont vidé l’appartement mais pas votre mémoire. Ne changez rien, vous pourrez tout...

  • Superbe tranche de vie, entre les débuts ouvriers et les rêves bios de la quarantaine, et votre énergie en bandoulière...Beaucoup aimé les dernières pages et réflexions de votre récit. Oui, notre société toute entière ressemble parfois à cette cour des miracles...

  • Quelle tristesse après cette lecture, et quelle colère. Courage à Henriette ! Merci pour ce récit.

  • Superbe !!!!!!!!
    Merci pour ces tuyaux que je connais si bien...
    http://sabineaussenac.blog.lemonde.fr/2013/11/20/donnez-et-prenez/

    Sabine.

  • Plasticienne ? Bien sûr, mais artiste complète, grand écrivain, et femme de passion. Merci de cette découverte. Et...au plaisir de vous rencontrer un jour, ou d’échanger autour de nos créations...

    Sabine.

  • J’adore. Vous passez à la maison quand vous voulez ! -à Toulouse, classe moyenne, presque l’étranger :)

  • Vivement de lire votre récit sur vos maisons, ce petit texte déjà est un régal !!
    Des bises qui claquent depuis Toulouse !

    Sabine.
    https://www.youtube.com/watch?v=mKITuqIqr0I&feature=youtu.be

  • Idem...
    ♥ Superbe !
    Il me semble que là tu fais un peu l’école buissonnière, non ?

  • Magnifique. Réaliste et direct, très bien écrit et poignant.
    Mais...C’est plutôt une "nouvelle" qu’un récit réel, non ?
    En tous cas bravo.

  • Chère Kahina,

    moi aussi j’ai relu votre texte que je n’avais pas commenté. Je lis de nombreux récits mais ne les commente pas tous, parfois par pudeur.
    La fille de ma marraine, en Hollande, est elle aussi atteinte de cette maladie, comme la fille d’une très chère vieille amie de 80 ans, aux USA...Et le fils de nos "voisins de campagne", ici...Dans les 3 cas, la famille est aux premières loges et veille sur le malade. Mais en règle générale, il s’agit des parents...
    Votre courage est grand.
    Juste vous dire de penser aussi à vous : il faut vivre, vous aussi.♥♥
    L’écriture est déjà un magnifique pas. BRAVO.
    Des bises depuis la Ville Rose.

  • Merci, Kahina, vous êtes adorable !♥♥♥

  • Merci. On pense au magnifique "Mémé" de Philippe Torreton. On pense à la noblesse des petites gens, et votre récit rayonne du grand soleil du Maghreb et de l’ombre des discrets.
    J’ai vécu, enfant, 10 ans impasse Fernandez. J’allais à l’école du Colonel Teyssier, je passais souvent rue Salvan et je suis sans doute, haute comme trois pommes, entrée dans cette épicerie...Je suis certaine que votre grand-mère m’a souri.
    Amitiés,
    Sabine.
    http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/a-l-ecole-du-colonel-teyssier_b_1805095.html

  • Une jolie plume, en plus du beau coup de crayon !!!
    Merci !

  • Merci à tous ceux qui ont lu, et à vous, Steve, pour ce gentil commentaire.
    Heureuse pour vous de votre "oasis" !
    Vous savez, aujourd’hui "jeune quinqua", comme je le disais à Kahina, je suis encore plus déroutée et sceptique...D’une part peut-être parce que mes "priorités" ont changé (lire "Au pays des sans feu"...), et que même libérée de certains soucis j’en reste marquée au fer rouge tout en ayant surtout mon temps libre consacré aux mots ; d’autre part parce que l’heure, les saisons et les vents tournent...Il était déjà difficile d’accorder des corps, de concrétiser une rencontre, mais qu’en est-il quand il nous reste surtout une âme, un cœur, quand la corporéité n’est plus l’essentiel ?
    Bientôt je serai "sexa(y ?-génaire", et...en fait je m’y vois déjà, me demandant si j’aurai, moi aussi, la chance inouïe de ces vieux couples que l’on voit encore la main dans la main...
    Bises de la Ville Rose !

  • Danke, Marvin ! Jolis chiasmes de vie, de cultures, de foi.

  • Moi qui ne prend presque plus l’ascenseur malgré un genou bloqué, tant mon manque de confiance est grand, j’ai aimé lire ce récit qui me renvoie à la claustrophobie d’un travail difficile, peu connu, peu reconnu.
    Merci infiniment, et surtout courage !

  • Merci, camarade :)
    J’ai beaucoup aimé lire cette réalité...qui reviendra dès la rentrée, nous le savons bien...
    http://plus.lefigaro.fr/note/god-save-the-gers-20100227-146825

  • Finalement, je crois que je n’irai pas à Auchan aujourd’hui :)
    Merci !
    Style ébouriffant et lucidité, j’adore !

  • Merci pour votre lecture et vos appréciations...Ce texte a été écrit en 2009...et est toujours d’actualité, malgré quelques chemins de traverse :)
    Et me voilà quinqua !
    Amitiés !

  • Comme Catherine, j’avais pensé que les soucis auraient fait blanchir la tignasse blonde du frérot... :)
    MERCI pour ce beau récit de courage.

  • Quelle belle expérience !!
    Bravo !!

  • Beau parcours, du courage, des envies, la vie ! Ne renoncez jamais !!
    PS : vous n’êtes pas seule...
    http://raconterlavie.fr/recits/je-n-irai-pas-au-grand-oral/#.U8_hNvl_sRE

  • Superbe !
    Choukran à vous !

  • Merci à toutes et tous de vos superbes commentaires.
    Un récit plus imaginaire, qui colle à notre actualité, en vous souhaitant un merveilleux dimanche :
    http://sabineaussenac.blog.lemonde.fr/2014/07/13/comme-de-longs-echos-qui-de-loin-se-confondentpaix/

  • LE texte. Que je portais en moi, dès cette année et mes 53 ans, mais qu’une autre vient d’écrire. Chapeau !
    Chaque millimètre de votre pensée est mienne !!!!!! Merci !!!!!!

  •  :) Non, simplement lucide.
    Un éminent professeur de germanistique nous racontait la même chose ; il avait une trentaine d’année et tout réussi déjà-le veinard. Nous autres étudiantes, enamourées, le regardions sans comprendre...
    Je l’ai revu des lunes plus tard à un colloque de l’AGES où je m’étais infiltrée sans thèse ni agreg...Il avait divorcé, s’était remis avec une brillante collègue, a eu un autre enfant...Bref...
    The show must go on.

    PS : perso, je me serais atrocement ennuyée avec un seul mari, un chien, une maison en banlieue et un poste au même endroit...
    http://www.oasisdesartistes.com/modules/newbbex/viewtopic.php?topic_id=75558&forum=2

  • Philippe, mon cher Philippe, porte un regard tendre sur votre ennui.
    Je serais plus sceptique...Diantre, bougez-vous ! Écrivez-ça, c’est fait !-, dansez, créez, aidez !!! La vie, le monde vous attendent...Et si vous avez envie de changer de poste avec moi-lire mes articles dans le Huff Post sur mon quotidien de TZR depuis...presque 20 ans- avec moi : come on !!!

  • Kahina, merci de votre lecture. Pas une revanche, non, plutôt une continuité. Cette idée d’une vie différente, plus épanouissante...
    Oui, Virginie, j’ai pris des chemins de traverse...Et je continue de rêver...Merci à vous aussi !

  • Superbe accompagnement d’une belle personne par une belle âme. Ne lâchez rien, restez au-dessus des commérages, et permettez-vous aussi d’être, parfois, faible.
    Pensées.

  • Merci, amis de passage. Votre sensibilité m’émeut.

  • Bravo pour cette promenade douce-amère dans cette réalité que tant de gens connaissent aujourd’hui. NE pas baisser les bras, jamais...
    Et puis les livres sont là, en votre cœur.
    http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/je-ne-ferai-pas-les-soldes_b_1631220.html

  • Jolis destins croisés. Avanti !

  • Merci, Bab, pour vos savoureux commentaires gourmands et si humains !!
    Paul-Antoine, magnifique histoire que celle de votre couple construit depuis l’enfance-mon fils de 15 ans en rêve, et de vos voyages.
    Moi qui ne prend le train que pour aller bosser, je vous envie !

    J’ai rêvé la chute du Mur, l’oreille collée contre un transistor-le cheminot cégétiste (voir mon autre comm :) ) ne voulait pas de télé...Enceinte jusqu’aux dents, j’ai loupé ce moment, comme j’avais déjà loupé 68, trop petite... :)

    Sachez enfin que je ne parle jamais allemand avec ma mère... :)

  • Je suis, comme les gauchers contrariés, une journaliste et écrivain contrariée, devenue bien tard écrivain du dimanche. Mon "journalisme" est devenu "participatif", vous pouvez retrouver mes textes sur mes blogs du Monde ou du Huffington Post...
    http://sabineaussenac.blog.lemonde.fr/2014/02/10/ilan-halimi-8-ans-deja/

    http://www.huffingtonpost.fr/sabine-aussenac/

    Mais tout a un sens dans la vie, non ?

    Bises.

  • Ah...Paix, Frieden, pax, mir, Peace, pace♥
    Votre vidéo est formidable, je l’ai vue et likée avec le compte google de fiston, je vais y revenir et la faire tourner via mes réseaux...
    Avez-vous déjà exposé en Arles, et /ou songé au cinéma, au docu ? Les images, vos images sont fortes, puissantes, dénotent d’une grande capacité de décryptage. J’aime VRAIMENT. On se sent tout petit.

    Prof d’espagnol ? Ha ha. Je suis prof d’allemand car, pas majeure, mon père m’a OBLIGÉE à faire hypokhâgne ; le jour de l’inscription parallèle en fac, la nana stressée m’a demandé "Alors tu t’inscris en quoi ?" , moi je n’avais pas compris ni réfléchi, alors elle m’a demandé ma meilleure note au bac, c’était 18 en teuton, et puis j’ai haï l’hypokhâgne, me suis mise en couple avec un cheminot cégétiste, moi, la fille de conseiller général RPR, et puis à la rentrée je me suis retrouvée en fac d’alld, et puis le cégétiste un peu pol-pôt m’a obligée à bosser assez vite, et voilà, j’ai réussi à rater le concours d’instit, puis de LEP, mais j’ai eu le CAPES...

    Dès l’âge de 8 ans, pourtant, je découpais des photos de la guerre du Vietnam et j’imaginais avec quoi je chargerais ma jeep...Je voulais être reporter de guerre, témoigner, dire, raconter...Plus tard, au lycée, je ne voulais qu’écrire...

  • Paul-Antoine, premièrement, je me suis excusée. Deuxièmement, d’autres que moi ont compris que mon erreur était aussi "formelle", liée à votre style, etc. Troisièmement, j’ai loué votre travail de photographe.
    Peut-être serait-il bon que vous cessiez la polémique...Il y a une différence entre des photos et des vidéos, des films, "bruts de décoffrage", que nul ne peut nier, même si l’on peut les "voir" différemment, et la "littérature" et/ou l’écrit, qui laisse place aussi au doute, à la discussion, à l’ouverture...
    Si écrire n’est pour vous qu’un acte thérapeutique, médical, alors peut-être puis-je comprendre votre colère. Mais ce lieu est aussi un espace d’échange, se veut discussion, partage, alors comprenez aussi que nous ayons un regard différent...

  • Nous sommes tous des Humains, et, tout comme la comparaison incessante entre les malheurs des esclaves noirs et celles des victimes juives de la Shoah, dont le triste Dieudonné nous a abreuvés ces dernières semaines, m’insupporte, car je trouve de mauvais goût la surenchère des malheurs, votre phrase me fait de la peine.
    Il n’est pas besoin de faire référence, une fois de plus, au fait que vous trouviez ma vie "agréable", en comparaison d’autres souffrances, et de redire sur ce site votre mépris pour mes cheminements, pour que nous aimions votre superbe vidéo et apprécions votre travail de photographe, votre vision du monde qui se veut lucide et éveilleuse.
    Cessez, je vous prie, sinon je vais finir par réellement penser que vous êtes parano et mauvais joueur. Nous sommes sur un site d’écriture et de paroles, pas sur un forum où l’on règle ces comptes en s’envoyant des méchancetés à la figure.

  • Mes excuses à l’auteur si je me suis trompée. C’est sans doute les détails du récit et son style qui m’ont égarée.
    Encore une fois, cher Monsieur, je suis bien au monde, bien trop, hélas...
    Merci, Hélène, d’avoir compris et deviné mes méfiances devant toute forme éventuelle de manipulation, qu’elle soit réelle ou littéraire. C’est vrai, nous lisons en chiasmes de vie, en prismes d’expériences.
    Un beau WE à toutes et tous,
    Sabine.

  • Merci pour ce superbe témoignage, pudique et juste. Ma meilleure amie de lycée est restée enfermée des années dans une secte, de 18 ans, elle, à 40 ans, jusqu’à ce que ses enfants la menacent de l’abandonner ad vitam aeternam...
    Je vous admire pour votre détermination. Ne lâchez rien, soyez heureuse et forte !

  • PS ; je relis une dernière fois ce texte.
    D’autres incohérences : - dans les eighties pas de "pétitions" au sujet de l’environnement et de "cambriolages de gitans", non, ça, c’est maintenant. - le mot "daronne" ne s’employait pas, c’est justement un emploi fait par les actuels gamins des banlieues, emprunté au vocabulaire rom je crois...
    Je le répète : c’est une fiction. Bien amenée, si l’on aime le style, mais une fiction.

  • Je ne sais pas...J’ai eu (et vous m’en accorderez le droit) le sentiment, lors de ma lecture, que ce récit ne sonnait pas "juste"...Peut-être est-ce lié au ton, au style, très "familier", à la San Antonio, un style qui tranche avec les récits publiés sur ce site, un style...romancé...
    Alors si je n’ai ^pas cru au début, je ne crois pas, non plus, à la fin...
    Et un détail m’a interloquée : comment les parents auraient-ils pu visionner la scène des douches, avec des enfants" à poil" filmés par un instit ?
    Le narrateur est né en 1970, et, dès les années 80, les libertinages des seventies ont subi les foudres de nos nouvelles pudeurs....
    Voilà. J’ai donc eu la sensation que cette histoire était une fiction trash, je le répète, et gratuite, bref, malsaine. Mais cela n’engage que moi.
    Quant à me penser "épargnée"...Cliquer mon nom et "dettes" ou "divorce" sur google...Écoutez l’interview que Chloé Leprince m’a consacré dans Carte de crédit, au sujet des classes moyennes surendettées, lisez ma dernière lettre à la Garde ses Sceaux dans mon blog du Monde...
    Non, plutôt détruite qu’épargnée...

  • Superbe projet, belle description, et chiasmes frappants de ces milliers de trajectoires qui nous fondent.

    J’ai attendu d’avoir quelques jours de recul avant de venir vous saluer et vous remercier personnellement.

    Loin de la vacuité des forums, ivres de passions et bourrés de fautes de langue et de malveillance, souvent, loin de la multitude bruyante des réseaux sociaux, où le monde, certes, est brassé, mais souvent malaxé de vent et de folies, je trouve ici le calme d’un sous-bois dans lequel mousses tutélaires et sources accueillent toute cette vie secrète qui palpite : l’Humanité, dans tous les sens du terme.

    Merci.

  • La mise en cohérence, le recentrage sur le VRAI, voilà de beaux projets dont vous êtes le phare et la marée.
    J’ai particulièrement apprécié, au-delà de ma tendresse pour tout ce qui sent bon le Larzac et le Volem viuvre al païs, votre approche de la psy en milieu rural. Il y a d’ailleurs eu récemment un bel article dans le M du Monde sur un psy en milieu rural...

  • Superbe parcours que le vôtre ; chemins de traverse qui vous mènent aux mots...Merci pour ce récit sensible, plein de "Correspondances" sensorielles et factuelles. Je me lève cette année à 4 h 20 deux fois par semaine pour prendre bus, métro, TER et bus et enseigner deux heures à 110 km de chez moi...J’ai aussi chaque matin une pensée pour tous ces conducteurs qui, eux, le font tous les jours, en horaires décalés, avec charge d’âmes...

  • Merci à tous ceux qui ont lu et aimé ce petit récit♥
    Oui, Clotilde, nous avons tous nos histoires, transgénérationnelles et colorées...

  • Incroyable justesse de l’injustice du réel, des compromissions et des silences.
    Merci.