Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Sev.

Journaliste.


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Ses derniers commentaires

  • Bonsoir,
    Liredeslires, votre discours est incohérent... Quelles raisons les banlieusards auraient-ils de se hurler dessus ? Il n’en ont pas plus que les Parisiens intramuros ! Par contre, ils peuvent effectivement avoir des raisons d’aller dans les beaux quartiers, puisque c’est là que sont situées les infrastructures normalement réservées à l’élite. Comme les classes préparatoires aux grandes écoles réputées... Rien à voir, donc, avec l’idéal petit-bourgeois que vous invoquez et qui n’est, dans sa version contemporaine, qu’une construction médiatique et parisienne de la société. Quant à votre discours sur l’école qui devrait s’adapter aux élèves, vous faites-là une interprétation fallacieuse de mes propos (révélant au passage votre ignorance de l’auteur cité) qui est la marque de ce que vous dénoncez : la démagogie. La vôtre est seulement colorée plus à droite qu’à gauche en raison de de votre ignorance. Car non, les classes préparatoires ne "formatent" pas les cerveaux comme le font certains cursus, les grandes écoles de commerce en tête. Elles apprennent à "apprendre à penser". Ce qui permet généralement, ensuite, de ne pas mener une vie de con. Et, aussi, de repérer assez rapidement ceux qui le sont.
    Cordialement,
    Aurélia

  • Diouma,

    Nous avons vécu à la fois la même expérience et, forcément, une autre. Non, une prépa en province n’aurait pas été forcément plus simple. Des lycées comme Guist’au (Nantes), où j’ai fait mon hypokhâgne, font entrer chaque année des élèves à l’ENS. Je n’ai pas non plus fantasmé cette formation, car je n’en savais rien. Fille d’ouvriers, j’y ai découvert ce qu’on appelle l’élitisme à la française. Mon premier réflexe a été de rejeter "tous ces fils de " et "ces profs de", parce qu’il faut bien alors sauver le si peu qu’on a, quand on réalise qu’on n’a ni le capital culturel, ni les codes relationnels et encore moins les moyens financiers pour faire sa place : son identité. Et ses racines. Non, Diouma, tu n’as pas été ton propre obstacle à ta réussite. C’est l’éducation française telle qu’elle fonctionne qui t’a interdit cette réussite-là. Bourdieu, dans La Distinction, explique très bien cela... J’aurai beaucoup de choses à te dire. Sur le fait que ce que tu perçois comme un échec est une réussite, et une expérience de vie qui - en elle même - explique le succès de ton récit ! Sur le fait que le temps permet, contrairement à ce que tu dis et à ce que je pensais aussi, de combler, peu à peu, et dans certains domaines, ses lacunes culturelles. Je suis aujourd’hui une journaliste qui vit et travaille dans ton 9-3. Si un jour, à l’occasion, tu veux échanger, ce sera avec plaisir.

    Aurélia

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