Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Seysha Taft

Famille multi-culturelle.
Prof !


Récits

Il était temps de faire des enfants  

Une expérience désirée de la maternité.

Je privilégiai mes études, ma carrière, ma thèse. J’étais au centre de mon monde, il n’y avait pas de place pour un enfant.

Publication : 6 octobre 2014

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2110

Congé sans solde  

Reprendre le travail après un congé maternité.

Je me lève à 6 h 50. La table est toujours encombrée.

Publication : 23 juin 2015

Durée de lecture : 14 mn

Nombre de mots : 2830

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Ses derniers commentaires

  • vous racontez vos aventures avec humilité, vous nous instruisez sur un monde qui m’est inconnu. merci.

  • "citoyens en manque d’emploi" ça résume votre écoute, l’aide et le respect que vous leur apportez. Merci de votre témoignage.

  • la routine n’a pas changé, lever toujours vers 6h30 pour préparer Chérie et Trésor. Mais comme elles ont grandi, j’ai pu m’accorder 1h de danse par semaine, rien que pour moi, pendant que mon mari les garde et les fait dîner. Au moins nous avons un repas en "amoureux" avec les filles qui jouent, en sourdine :) Financièrement la reprise du travail nous permet de souffler mais j’ai quand même 5 mois de salaire sur 12 qui partent pour payer la nounou... c’est fou !

  • "ma langue manque à ma bouche" c’est drôle, c’est touchant, et c’est vrai : quel souffle et quelle maîtrise de notre belle langue. On sent les nuances, on sent le passage de l’enfance à l ’adolescence, on sent la vie, les rêves, la maturité, et l’exil. Merci.

  • oui c’est un récit de vie qui vaut bien la peine d’être raconté, comme vous le dites, car la vie mérite d’être racontée. Merci de cet émouvant témoignage !

  • merci de ce témoignage

  • Témoigner est un des premiers actes de construction que vous leur offrez. Ces témoignages montrent combien vos apprentis sont humains et "l’histoire de la Mort" (pour reprendre une de leurs expressions) qu’ils vont transmettre est capitale pour se souvenir... les mots sont insuffisants... Bravo.

  • c’est magnifique et votre optimisme vous porte.

  • haha le bolo comme plat national belge :) mais oui l’Europe est faite de ce type d’échange / de change :)

  • c’est formidable comme mission / vocation ! et quel retour avez vous eu, de retour en France ?

  • un/e autre que vous aurait peut-être été moins fort/e...

  • mais vous continuez d’apprendre, et vous nous en apprenez aussi, merci !

  • ha c’est magnifique et je voudrai en savoir plus sur votre métier :)

  • et ce recul alors ? et le travail sur l’humilité ? il me semble que votre récit en est l’aboutissement ?

  • et même dans les sports collectifs tout s’individualise ? néanmoins les témoignages parlent encore d’échanges et de transmission. C’est cette note positive que je souhaite retenir.

  • ... et ce qui me touche aussi c’est que vous parlez également pour ce grand-père qui ne parla plus...

  • quel bonheur de vous lire, si j’ose dire. On retrouve l’impuissance ressentie et le soulagement d’être pris en charge. Une ambivalence bien décrite. Merci de votre témoignage.

  • "quand l’élève est prêt..." :)

  • aigre-doux vos souvenirs et ceux de votre famille qui se transmettent comme une surprise que chacun interprète à sa façon !

  • c’est l’espoir qui résonne dans ce récit, pas la tragédie d’avoir vécu dans un camp de réfugiés. Et quel regard sur notre (beau) pays... merci.

  • et vous, avec le recul : la bise, le serrage de main, tout ça, cette hiérarchisation dès le matin, vous pratiquez ou vous tentez d’imposer une autre façon de faire ? :)

  • Chère Marie, Chère LN (me tompè-je ?), vos commentaires me touchent et me vont droit au coeur : vous mettez le doigt à la fois sur la blessure (les blessures, peut on être mère / maman, comment le devient-on, surtout sans sa propre maman) et sur la problématique (peut-on / doit-on revendiquer le droit / le désir de ne pas être mère ; la place et le rôle de la femme dans la société, l’impact sur les enfants - les siens, ceux des autres...). Merci de votre finesse, vous parlez de "maîtrise de la maternité" et d’"évidence" qui n’est pas donnée à toutes, je crois que ce sont là des pistes à explorer :)

  • et en filigrane, la communication, en famille, avec votre famille :)

  • portez la toujours dans votre coeur et parlez d’elle :) elle a connu ses arrière-petits enfants ? c’est formidable !

  • je reste sur ma faim moi :) et que pensez vous des deux univers ? le fait de "plus" vous investir dans des domaines plus variés vous plaît-il ? ...

  • Chère Sandrine, merci du lien (internet) et du lien que vous tissez avec votre fille (et que vous nous faites partager). Tout est dans votre titre : Relieuse : votre parcours de vie, vos choix, l’éducation que vous donnez à votre fille, votre position quant à la famille... Je n’ai pas milité pour ne pas avoir d’enfant, je ne me voyais juste pas avec. Jusqu’au jour où j’ai écouté mon couple et mon corps... mais il m’a fallu 10 ans d’hésitations, tergiversations, hésitations, et justifications (ce n’est pas raisonnable, c’est trop tôt / tard, pas le temps / les moyens) quand en fait c’était juste une grande peur de faire venir au monde un petit être dépendant qui sera à jamais marqué par mon empreinte... quelle responsabilité. Votre fleur a bien de la chance d’être arrivée dans votre jardin :)

  • Chère Sandrine, c’est vrai, du moins pour moi, ça n’allait pas de soi. et merci. c’est difficile de parler d’un parcours et d’une double naissance aussi intimes... vous attisez ma curiosité par votre référence aux pères ! du rôle de mon père ou du rôle de mon époux futur père ? j’aurais aimé en effet des réactions d’hommes lecteurs quant au désir d’enfant et du devenir père...

  • tous les sens sont sollicités par votre merveilleux texte. On s’y croirait, dans votre atelier ! On vous suit, on vous regarde. Vous transmettez l’amour du temps passé à réparer et transmettre quelque chose. Vous militez pour tous ces métiers peu "rentables"... avec une bonne dose d’humanité. Merci de votre témoignage.

  • c’est une puissante évocation. merci

  • le poids d’un regard... c’est fou ! merci de toutes ces tranches de vie.

  • pardonnez moi l’expression familière mais tellement à propos, j’ai failli mourir de rire en vous lisant. Quel souffle !

  • oui, nous n oublierons plus d’avoir toujours une pièce en poche. merci.

  • après tant d’années de don de soi il est temps de prendre un peu de temps pour soi. vous avez le droit de vous accorder ce répit. cela n’est pas incompatible avec vos activités de conseil (je parle comme une entreprise mais c’est un peu l’aspect que vous faites ressurgir, me semble-t-il). et l’on perd de vue l’humain. dans votre vocation centrée sur l homme et la foi c’est ... les mots me manquent. mais vous êtes doté d’une bonne dose d’humour !

  • tout y est : fonction + enseigner. C’est un beau et passionnant métier. Epuisant. Merci de votre témoignage.

  • c’est cru et cruel. Merci.

  • J’avais vu le Musée du Compagnonnage à Tours je crois il y a bien longtemps... peut être y verra t on votre Oeuvre ? Merci de votre beau témoignage et de votre passion.

  • votre retenue et pudeur rendent votre témoignage encore plus frappant. Merci.

  • on sent votre désarroi et votre impuissance : l’administration, l’apathie, le côté impersonnel des procédures... et votre colère contre l’institution de l’Eglise qui n’a pas rempli son rôle d’accompagnement et de soutien... Merci pour ce récit brutal et fort.

  • Pour tout ce que tu as fait pour nous, merci Sylvie. Merci de tes encouragements : j’ai en effet tenté par l’humour, l’auto-dérision, ... et avec honnêteté et franchise, poser les termes du débat et partager la maturation du projet enfant. Comme quoi se qui se passe dans la tête n’est pas toujours ce que le corps décide et inversement. Je suis bouleversée tous les jours par mes enfants, et par l’absence de maman... c’est en parlant d’elle qu’elle est à nos côtés.

  • Merci beaucoup de votre réponse, Vincent. Vous êtes un fin lecteur :) Je souhaitais également avec mon témoignage "provoquer" une réaction chez les lecteurs, hommes, pour un retour sur leur vécu et leur éventuel désir ou non d’enfant. C’est plus que biologique, c’est un cheminement physique, intellectuel, psychique, et une part de chance...
    Aux lecteurs qui se sont exprimés plus haut, Vincent inclus, vraiment vous m’avez fait de beaux compliments. C’est encore remplie d’émotion et de surprise que je vous dis : Merci encore Merci.

  • quel style, quelle pudeur, quelle retenue et quelle force ! Merci.

  • Transmettre. Encore et toujours. Merci

  • votre famille peut être fière de vous et de votre entrain. Vie sage et rêves fous. Bravo. Merci.

  • moi non plus... je côtoie un musicien que j’entends répéter à longueur de temps mais ce que vous décrivez relève de la passion et non du simple métier. Votre titre dit tout. Merci.

  • jubilatoire et triste. Comme tous les métiers où l’on vous sauve la vie et / ou l’on vous rend service et mis à part le commentaire "ils étaient super sympa / efficace..." on passe à autre chose ; vous ne soulevez qu’un coin du tapis, mais on devine en sourdine tout un combat. J’aime aussi l’autre vie que l’on devine entre les lignes (phare...). Merci.

  • c’est plus que de l’empathie. Merci.

  • qui lit un programme ? je me souviens de la stupeur d’un candidat à qui je montrais son programme, que j’avais annoté, et les questions que j’avais griffonnées en marge... j’en ai retenu que le programme rédigé est un passage obligé mais que seules les paroles, les déplacements, l’agitation médiatique en somme, comptaient plus... votre récit semble confirmer cette impression. C’est désolant. Je vous souhaite néanmoins d’y croire, c’est une belle aventure. Il faut des hommes et des femmes investis dans la cité :) bravo.

  • Chères Clothilde, Soisick,
    Je suis vraiment très émue.
    Vous avez raison : avec la mode du culte du corps on croit le comprendre, le maîtriser, et parfois on se retrouve tout décontenancé par lui.
    C’est vrai : c’est un hymne d’amour, quelle justesse dans votre expression, amour pour ma mère, mon père, mon mari, et mes filles (un bébé passion et un bébé fusion !) !

  • c’est... c’est ça. Vous avez su trouver avec justesse, humour, le ton pour décrire le désarroi du novice face à un engin du quotidien qu’il faut apprendre à apprivoiser. Vous m’avez beaucoup fait rire. Merci !

  • Kahina S, AdèleLG :
    Je vous remercie de vos réactions. C’est la première fois que je me lance et commencer par un témoignage aussi intime m’est difficile. Parler de la perte d’un parent c’est tellement déchirant et indicible... Parler de devenir parent c’est un point commun avec une grande partie de l’humanité, c’est exaltant. Parler des deux est délicat néanmoins je souhaitais apporter mon point de vue que j’espère optimiste. On peut grandir, on peut s’agrandir. On peut faire place à l’autre, qu’il soit parent, amoureux, enfant... Je suis passée de mère à enfant, avec tellement d’angoisse, puis de maman à bébé avec tellement de joie. Et finalement même sans ma maman, et grâce à elle, je peux marcher en confiance dans ses pas. Merci du fond du coeur.
    Omar :
    je suis touchée car votre point de vue, masculin si je ne m’abuse, m’autorise à croire que j’ai su partager détresse et ravissement, héritage et avenir. Encore Merci.

  • un récit dur ! quel parcours ! vous nous faites vibrer aux gré des méandres de votre... parcours de vie.

  • Cher Omar, je vous remercie : vos remarques me vont droit au coeur : il est difficile (et rare ?) de parler de son désir de non-enfant d’une part ; et d’autre part de cet appel (du moins en ce qui me concerne) et de ce désir d’enfant qui se construit lentement ; surtout quand on a eu une Maman comme la mienne et qu’on l’a perdue. On peut devenir mère, mais devenir maman... :)

  • un hommage, de l’amour, pas d’amertume, de l’optimisme, merci.

  • quelle superbe idée de leur donner une voix ! merci à vous merci à eux !

  • BRAVO. pour votre récit, pour votre combat, pour votre fille, pour votre réussite, pour votre optimisme.

  • que ces enfants veuillent ou non "apprendre", qu’ils acceptent de progresser ou pas, je pense qu’il leur est néanmoins nécessaire de savoir qu’il existe des structures, et au delà des programmes d’aide, qu’il y a des gens impliqués pour les aider. merci de partager ces tranches de vie.

  • on sent votre fierté du travail bien fait, bravo !

  • quelle émotion ! on "sent" l’odeur que vous décrivez...

  • plusieurs combats en un récit ! merci.

  • Avec tant de femmes qui travaillent à quand le décloisonnement ?

  • c’est triste de n’être défini que par son orientation sexuelle. Pensez vous à présenter vos amis comme "mon / colloc’ hétéro " ? :)

  • quel souffle ! et quel soufflet :)

  • oui c’est percutant succinct et rythmé et pamphlétaire : et oui il reste beaucoup à faire partout dans le monde. bel hommage à votre grand-mère.

  • comme le client est roi... Cela donne-t-il au roi tous les droits ? je crois que nous avons perdu la notion de devoir, qui va de paire avec celle des droits, celle d’effort comme contrepartie du mérite... vous soulignez notre volonté de tout avoir maintenant tout de suite sans rien donner en retour.

  • Finalement pourquoi part-on ? pourquoi reste-t-on ? on appartient ni au vieux monde ni au nouveau monde, donc c’est raté pour l’intégration, ni tout à fait du pays cible, ni plus tout à fait du pays source... mais au final n’est-ce pas là le meilleur moyen de créer son propre monde ? et ces charentaises alors ?

  • vous décrivez bien la course, toujours la course, derrière ses rêves, sa carrière, sa vie...

  • vous avez gardé votre âme d’enfant. Bravo !