Les portes du collège

Plusieurs collèges de la Nièvre ont participé au « Parlement des invisibles des jeunes ». Ce texte a été écrit grâce avec l’aide de la professeur de français de Cassandra, Lise Duwa.


6 h 30 : Le son de mon réveil retentit. J’aperçois le lever du soleil de ma fenêtre. Il faut que je me bouge ; je n’en ai pas envie. Je suis tellement bien dans mon lit que j’y resterais toute la matinée. Je me mets vite debout par peur de me rendormir. Je rejoins mes parents dans la cuisine et y déjeune, en fixant l’emballage des céréales.

6 h 45 : Je reste là, debout, en face de mon armoire, à contempler mes habits en me demandant comment pourrais-je m’habiller aujourd’hui ? Ça y est j’ai choisi : pantalon bordeaux et pull-over noir feront bien l’affaire. J’enfile tout, me brosse les dents, me parfume et me maquille.

7 h 25 : Je vérifie que je n’ai rien oublié. Je dois partir. Je souhaite une bonne journée à mes parents. J’arrive à l’arrêt de bus, les écouteurs dans les oreilles, le portable à la main et je réfléchis à la manière dont va se passer ma journée.

Il est 7 h 37 quand j’aperçois les phares du bus qui se rapproche de plus en plus. Je monte. De loin, j’aperçois A., assis au fond du bus. A. c’est mon meilleur ami. Il est aussi gentil qu’intelligent. On a eu beaucoup de fous rires ensemble, il est si drôle. Je l’adore ! Je m’assois à côté de lui. On papote de tout et de rien. Dix minutes plus tard, nous arrivons devant le collège Aumeunier-Michot où B. nous attend. B. est aussi une de mes meilleures amies. Elle me ressemble beaucoup, nous sommes les deux mêmes. Je dis bonjour à tous ceux que je connais et en compagnie d’A. et B., nous franchissons les portes du collège.

7 h 55 : Lorsque la sonnerie retentit, je pars me ranger pour aller en français. Heureusement que je suis à côté de A. La première heure passe suffisamment vite et n’est pas désagréable. Nous devons faire le résumé d’une nouvelle. Je n’ai pas compris, A. m’explique. On fait une pause. Je suis avec A. et B., nous discutons. Le professeur revient nous chercher, il faut y retourner. Soudain, la prof m’interpelle afin que je lise mon résumé. J’ai peur. Je n’ai pas confiance en moi, je le trouve tellement nul. Je le lis la gorge nouée. J’ai fini ! Elle me fait des remarques et je les prends en compte. Plus que trente minutes, la dernière heure passe beaucoup moins vite que la première, mais je suis habituée maintenant.

9 h 55 : C’est l’heure de la récré. Je me rends dans la cour. Avec A. et B., on décide de s’asseoir sur un banc. Nous discutons un peu avec les surveillants. Ils sont assez sympathiques mais quand quelque chose ne leur plaît pas, ils n’hésitent pas à le faire savoir. La sonnerie retentit, la récré est finie. Direction le sport. On aperçoit de loin notre professeur. Il est très gentil et aimé des élèves. Ce mois-ci nous devons préparer un spectacle d’acrosport par groupe. Je suis avec A. et B., bien sûr. La classe est plutôt très agitée quand nous avons sport. Durant le trajet à pied, des cris, des rires résonnent dans l’air. Toutes les personnes de ma classe s’entendent assez bien. C’est un bon groupe, je trouve. Nous arrivons au dojo, les garçons rejoignent leur vestiaire, les filles le leur. Nous nous habillons et c’est parti pour l’échauffement. Les élèves courent, se jettent sur les tapis, font des saltos. Avec tout ce bruit, nous ne nous entendons presque plus :
– On se calme ici, Stoppez l’échauffement et entraînez-vous pour le spectacle !
– Pas de soucis, Monsieur.
Les deux heures de sport passent très vite : c’est dommage car j’adore le sport.

11 h 50 : Nous repartons en direction le collège. Je suis externe. Ma maman vient me chercher tous les midis, cela me fait très plaisir. Je l’aperçois, garée devant le collège. Qu’elle est belle !

12 h 05 : Durant le trajet pour aller chez moi, je lui raconte ma matinée. Nous arrivons, allumons la télévision et mangeons. Puis je fais mon sac, me brosse les dents, me reparfume. J’aide ensuite ma mère à passer l’aspirateur dans la cuisine. Cela ne me dérange pas. Elle me rend tout le temps des services alors je peux bien lui en rendre aussi.

13 h 30 : Je dois retourner au collège. B et mes autres amis m’attendent devant le portail, nous rentrons. La sonnerie retentit pour la sixième fois de la journée. Le professeur d’anglais nous attend. Je suis à côté de B. Nous apprenons des formules, participons à l’oral. Elle nous donne les devoirs pour la prochaine fois car il ne reste plus que cinq minutes. Elle nous fait sortir avant la sonnerie. « Thank you, miss ! »

14 h 55 : On se rend en histoire dans le calme pour ne pas déranger les autres classes qui sont encore en train de travailler. La sonnerie retentit à nouveau, c’est parti pour une heure à côté de A. Je trouve que ça ne passe pas vite, peut-être parce que c’est la sixième heure de cours de la journée et que je commence à en avoir marre. Je regarde l’horloge, plus que dix minutes. Enfin la récréation. Nous rejoignons nos amis.

15 h 55 : C’est l’heure d’aller en espagnol. J’adore ce cours où je suis à côté d’A. et B. En plus la professeur est aussi plutôt gentille. Nous pouvons participer à l’oral, cela nous permet d’avoir une bonne note. Les exercices s’enchaînent et la journée de cours se finit.
Je sors du collège et me rends au bus. Je m’assois seule car ce jour-là, A. ne le prend pas. J’écoute de la musique, les écouteurs dans les oreilles. J’envoie un message dans lequel je préviens ma mère que j’y suis bien. Je rentre chez moi après vingt minutes de route. J’embrasse mes parents et leur raconte ma journée dans les moindres détails.

17 h 40 : Je m’installe dans ma chambre, au bureau. Plein de devoirs m’attendent. Je regrette tellement de ne pas m’être avancée. J’apprends mes leçons, fais mes exercices. J’ai mal à la tête. J’en ai marre. Je range toutes mes affaires dans mon tiroir scolaire et je me dirige au salon. J’allume la télé et m’allonge. Je suis tellement bien. Je regarde l’émission « Les reines du shopping ». J’adore ce programme. Je suis fatiguée, je m’endors mais dix minutes après, ma mère m’appelle. Il est l’heure de manger.

19 h 30 : Je vais dans la cuisine où je dresse la table. Nous mangeons dans la joie et la bonne humeur en discutant.

20 heures : Le repas est fini, je prépare mon sac pour le lendemain, révise une dernière fois ma leçon, me brosse les dents et me mets en pyjama.

20 h 30 : Après toutes ces petites choses, je dis bonsoir à mes parents et à ma sœur. Je me jette dans mon lit. Que je suis bien ! Je décide de lire un peu Nos étoiles contraires. Ce livre est très triste, j’en ai les larmes aux yeux.

21 heures : Mes yeux se ferment, la fatigue prend le dessus. Je n’arrive pas à lutter. J’éteins ma lumière, mets mon réveil (6 h 30), m’endors de suite. J’espère que demain sera une bonne journée.