Une bonne journée

Le principal m’a demandé mardi dernier si je voulais bien accompagner une sortie au cinéma, le film s’appelle Selma, dans le cadre des cours d’anglais. J’ai donné mon accord, il m’a indiqué l’heure à laquelle je devais venir. Je n’ai pas cours à cette heure-là, je n’ai des élèves qu’en fin de matinée. Je suis à temps partiel.

Le matin, une angoisse me saisit, est-ce bien à 8 h 50 que je dois être là ? Je n’ai reçu aucun mail de confirmation, aucun ordre de mission.

Je me dépêche pour arriver un peu en avance, mais ce n’est pas facile quand il faut préparer quatre enfants pour aller à l’école après un week-end prolongé (les fameux ponts du mois de mai qui nous coupent bien le rythme...). Nous allons à l’école à pied, bien sûr, si nous sommes en retard, on peut toujours prendre la voiture, mais en ce moment nous récupérons, sur le trajet du pedibus, la petite Z. qui s’est cassée le pied et dont la maman, avec sa grossesse avancée, ne peut pas pousser le fauteuil dans la côte qui mène à l’école. Je presse mes enfants jusqu’au moment où mon mari me rappelle qu’aujourd’hui la petite Z. n’est pas là. Ouf, nous ne sommes pas en retard et j’ai moins de scrupule à laisser mon mari faire seul le trajet. Toute la famille s’en va. Un moment de calme s’ensuit qui me permet de finir de me préparer.

J’arrive à 8 h 45 en salle des profs où je vois une collègue d’anglais. Je lui demande tout de suite à quelle heure les bus sont prévus. Ouf, ils doivent partir à 9 h !

Je vais voir mon principal qui m’indique qu’il a bien reçu mon mail pour l’organisation de la venue d’un intervenant. Mais qu’il n’a pas eu le temps de le lire. Je lui redonne rapidement les éléments. J’aperçois devant le collège les bus, je rejoins les collègues dans la cour.
Qui dois-je prendre en charge ? Combien d’élèves en tout ? On m’indique les classes concernées. Une collègue me répond :
– Je ne sais pas, dans ma classe il y a 25 élèves.
Elle part chercher le listing des élèves. En les faisant monter dans le bus, nous nous rendons compte qu’il y a un élève de plus dans une des classes. Le listing qui date du début de l’année est faux, une collègue retrouve le nom de l’élève qui a été ajouté en cours d’année.
Je monte un peu au hasard dans un des deux bus. Comme j’ai les élèves en groupe, je ne connais pas les groupes classes. Avec la collègue de lettres, nous nous installons vers le fond du bus.

Le trajet ne dure que dix minutes, nous arrivons au cinéma. Les élèves sont comptabilisés par les employés du cinéma, il y en a 104. La gestionnaire, qui accompagne, fait aussi le calcul, on a pris la liste des absents. Ça a l’air de coller. Il y a, là, les élèves d’un autre établissement. Je souffle à une de mes collègues qu’il faudrait peut-être rappeler aux élèves d’éteindre leur portable. Elle le fait immédiatement.

La séance commence. Le film, que je ne connaissais pas, est en VO sous-titrée. Il porte sur un épisode de la vie de Martin Luther King. Il est vraiment très prenant, très fort, souvent émouvant. Un silence religieux plane dans la salle.

À 11 h 40, nous remontons dans le bus. Comme nous étions un nombre impair d’accompagnateurs, je demande à une élève si je peux m’asseoir à côté d’elle. C’est une de mes latinistes. Je lui demande si elle a bien aimé le film. Elle aussi l’a trouvé formidable. Je lui demande comment ils ont traité le sujet en classe, elle m’indique qu’ils ont vu un texte de Martin Luther King en anglais et qu’ils ont parlé de la discrimination.
À 11 h 55, nous arrivons au collège. Cela tombe bien, je vais pouvoir manger plus tôt aujourd’hui. Je n’ai cours qu’à 14 h, mais j’ai un rendez-vous avec des élèves à 13 h 15 dans le cadre de l’histoire des arts. En classe de 3e, au brevet des collèges, les élèves présentent un oral sur une œuvre d’art. Ils ont cinq œuvres à étudier et un jury les interroge sur l’une d’elles. Nous avons mis en place, cette année, un système de tutorat. J’ai, en ce qui me concerne, quatre élèves à suivre, dont deux ont un projet personnel d’accueil. Nous sommes à une semaine de l’épreuve, c’est donc le dernier rendez-vous. L’un des élèves m’indique qu’il a oublié sa clé pour me montrer son travail. Je lui dis que je le recevrai le lendemain (j’ai prévu un rendez-vous le lundi, un autre le mardi). Je croise une de mes latinistes de 5e que je vais voir à 14 h. Elle me demande si une de ses camarades, non latinistes, peut venir assister au cours. J’hésite. Mon attitude est contradictoire, j’insiste sur l’engagement et j’essaie de faire en sorte que mes élèves suivent l’enseignement de la 5e à la 3e. En même temps, je dois l’avouer, cela flatte mon ego d’avoir « un auditeur libre »… Comment pourrais-je refuser que quelqu’un assiste à mon cours de latin ? L’élève qui demande pour sa camarade est sérieuse, j’accepte en précisant que sa camarade ne doit pas oublier de prévenir la vie scolaire qu’elle sera dans ma classe.

Comme je peux manger un peu plus tranquillement que si j’avais fini mon cours à 11 h 45, j’en profite pour discuter à table avec une collègue d’anglais. Je lui dis que j’ai trouvé le film super, que c’est dommage de ne pas connaître à l’avance la programmation, car même si je n’ai pas de classe en français cette année, en 4e, par exemple, ce film aurait été un excellent support à un travail sur l’analyse d’un discours, ses figures de style. Elle me répond qu’elle ne connaît pas le nom des figures de style. J’essaie de m’expliquer :
– Mais non, tu vois, pour un travail de ce genre, tu n’aurais pas à les connaître, ce serait l’apport du cours de français, un autre éclairage.
Je ne suis pas sûre, ni de m’être bien fait comprendre ni de lui avoir donné envie…
La collègue CPE se joint à nous, nous évoquons le cas d’un élève passé en conseil de discipline. Il se trouve que j’ai corrigé sa copie de brevet blanc, je l’ai appris parce que la copie, anonyme, était très difficile à déchiffrer et la dictée ne comportait qu’une ligne. Or cet élève ne bénéficiait pas d’un sujet aménagé. En rendant mon paquet corrigé, j’ai demandé des explications au principal qui m’a éclairé. L’élève s’est cassé la main. N’était-il pas possible de lui trouver un secrétaire ou un ordi portable ? Il m’a répondu qu’il s’était fait ça deux jours avant l’épreuve et que c’était trop juste pour organiser quoi que ce soit. Comme le collègue de techno qui s’occupe du parc informatique est là aussi, je lui demande ce qu’il en est.
– Avant, nous avions des ordi portables sur un charriot, ça marchait mal pour les connexions internet, donc on a cessé de les utiliser de façon mobile, mais ils n’ont pas disparu, non ?
M. m’indique que non, qu’ils sont en salle de techno pour des utilisations ponctuelles et que si on en fait la demande, ça ne pose aucun problème d’en prêter un pour deux jours…Je demande à la CPE si elle sait ce qui va arriver pour le brevet blanc de cet élève. Je me sens particulièrement mal d’avoir mis une note qui ne veut rien dire dans un tel contexte. N’est-il pas possible de lui faire repasser l’épreuve ? Elle rigole :
– J’ai suggéré ça, on m’a envoyée sur les roses, « c’est pas au prof d’être puni » m’a-t-on dit.
A priori au moins sa note ne devrait pas être comptabilisée, quant à refaire l’épreuve… Aurait-ce été la même chose s’il s’était agi d’un élève blessé qui ne passait pas en conseil de discipline ?
À 13 h 15, j’arrive en salle multimédia où je retrouve un des élèves pour notre rendez-vous d’histoire des arts. Je n’ai réussi à travailler avec M. qu’une seule fois alors que trois rencontres sont normalement prévues. La dernière fois, j’avais dû insister pour qu’il choisisse un sujet. Il doit normalement en préparer trois. M. n’a pas apporté de support mais a choisi ses trois sujets. Dans l’un d’eux, il y a un texte de Grand corps malade, « Enfant de la ville », ce texte a été travaillé par une collègue de lettres. Je discute avec M. sur le sens de ce texte. Il me dit qu’il veut le télécharger pour lui. Je lui indique qu’il est important qu’il exprime durant l’épreuve ce ressenti, qu’il apprécie ce morceau et pourquoi. Il voit dans le texte des éléments négatifs, nous réécoutons le morceau ensemble, il convient finalement que les aspects positifs l’emportent. C’est une vision différente de la vision habituelle de la banlieue. Nous évoquons les deux autres sujets. M. ne partira pas de rien. Il a réfléchi, avancé.
À 13 h 45, il faut que je stoppe le rendez-vous, je lui indique qu’il faudrait que je lui montre un point technique sur la façon d’enregistrer le diaporama qu’il pourrait faire (il sait le faire, me dit-il, mais ne l’a pas fait parce qu’il a Microsoft et pas Openoffice). Il me coupe :
– Je peux revenir à 15 h à la récréation.
Je suis d’accord.

À 14 h, commence mon cours avec les 5e. J’accueille les élèves sur le pas de la porte comme d’habitude par un sonore « Avete discipuli ! » suivi d’un « Inite ». Ils sont un peu agités, j’attends un peu avant de leur dire « Sedete ! ».
Je commence par des préalables, des rappels : nous aurons un intervenant archéo dans quinze jours et la
« journée de la toge », grand rassemblement en costume antique, au début juin. Il nous reste peu de temps pour préparer tout cela. En outre, je vais commencer à passer dans les classes de 6e pour faire la promotion du latin. Je leur demande si certains d’entre eux seraient partants pour venir expliquer ce qu’on fait en latin aux élèves de 6e. Pas mal de doigts se lèvent, certains commencent même à expliquer ce qu’ils diraient. Je les arrête, je donnerai demain les éléments d’organisation.
J’ai l’impression que ce que j’ai fait est décousu car je ne les vois que deux fois et il y a eu les vacances. Nous avons consacré trois heures à la réalisation de maquettes par groupes : une de maison, une d’immeubles, une de temple. Je commence par là en montrant une des maquettes, tout le monde n’a pas fini, j’accorde un temps supplémentaire à la maison. Je rappelle que c’est un travail noté. En disant cela, je me rends compte intérieurement que ça cloche. Mon but est-il que mes élèves sachent découper et coller en suivant des indications ? J’improvise : chaque groupe devra présenter sa maquette aux autres en expliquant. Mince, je m’aperçois en le disant qu’un des sujets, le temple, n’a pas été vu en classe et que juste dire « expliquer » ne suffit pas comme consigne… J’enchaîne avec la leçon sur l’imparfait. Cette année j’ai décidé de commencer par là, plutôt que de faire le présent. Je cours après le temps pour essayer de poser quelques bases grammaticales. Évidemment, je veux que tout le monde suive. Je vais très doucement sur les cas et les fonctions, je commence par les noms, cas par cas, en essayant d’introduire beaucoup d’oral pour que cela « entre » dans leur cerveau comme ce que c’est, une langue qu’on a parlée, même si on ne la parle plus. Je ne dois pas négliger les verbes… Heureusement, j’aurai la classe aussi l’an prochain, ce que je n’ai pas fait cette année, je pourrai le faire plus tard. Pour être tout à fait honnête, beaucoup d’éléments se décalent ainsi et en fin de 3e, je suis bien loin d’avoir couvert les éléments syntaxiques et grammaticaux demandés par les programmes. Cela me donne mauvaise conscience… Est-ce que je perds trop de temps ? Est-ce que j’accorde trop d’importance aux faits de civilisation au détriment de la langue ?...
J’ai passé trop de temps sur les maquettes, l’an prochain je travaillerai avec mon collègue de techno qui cette année n’a pas de 5e. J’espère ainsi améliorer la démarche en lui donnant davantage de sens et gagner du temps.

En attendant, comment ne pas rendre la leçon du jour mortifère ? Parfois je vais en salle info, mais là je n’ai pas eu le temps de le prévoir et puis, pour les explications d’ordre général, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux, surtout à 24 (enfin 25 aujourd’hui !). L’imparfait se prête mal à une oralisation même si, à la fin de la séquence, il y a une petite BD qui sera lue à haute voix… Mon cours de 5e a beau être celui que je travaille et retravaille le plus parce que j’adore mes « petits débutants » si enthousiastes, je n’ai visiblement pas assez réfléchi à cette séquence. Juste commencer par la lecture du cours que j’ai rédigé et qu’ils ont en photocopie suivi de l’exercice que j’ai prévu ne me paraît pas stimulant. Intérieurement je n’ai pas envie. J’improvise : « Je vais vous expliquer tout ce qu’il y a à savoir, vous vous concentrez, je vous laisse prendre des notes mais pas les consulter. Puis je vous interroge, le but étant d’en retenir le plus possible ». J’interroge, ça marche assez bien, ce sont de bons élèves. Mais P. me dit qu’il n’a pas compris. Je demande à la classe si quelqu’un veut bien expliquer à nouveau. D., super motivé dans mon cours (il paraît que ce n’est pas le cas partout d’après le dernier conseil de classe) se propose. Il résume très bien les éléments à retenir. Mais je sens que l’attention de R. (qui souvent rêve ou se disperse) est chancelante. Je l’interroge. Il me répond une grosse ânerie. J’en profite pour rectifier une confusion – en indiquant que « cette confusion touche même des élèves de 3e, vous vous rendez compte ?! » – entre nom et verbe. Puis je précise que pour se souvenir du suffixe de l’imparfait, il y a une astuce mnémotechnique (je rappelle le sens du mot) : « BA comme les yaourts, Bifidus Actif… » (le lendemain R se souviendra du Bifidus Actif mais pas de l’imparfait ! J’en profiterai pour faire un aparté, à l’attention de R. sur mémorisation/concentration/rentabilisation du travail en classe. Remarque d’un élève :
« ben oui, m’dame, il retient que ce qui l’amuse ! »).
Une fois ce cadre posé, je les lance sur l’exercice : il s’agit de conjuguer à l’imparfait les cinq verbes modèles et de recopier la conjugaison du verbe « être » (qui se trouve à une page précédente). Je passe dans les rangs, certains bloquent déjà.
– Il s’agit d’appliquer ce que nous venons de voir, à savoir fabriquer un imparfait.
Je redonne le mode d’emploi de façon individuelle. Certains ont commencé ; à la fin de la séance, une bonne moitié a fait tous les verbes, mais il y en a aussi qui n’ont fait que le premier. Il va falloir que je trouve un moyen pour accélérer demain.
C’est la récré. M. arrive, je lui montre (mon vidéoprojecteur est allumé) la façon d’enregistrer un powerpoint en pdf. M. est un peu particulier, il a l’air content, il me remercie et me serre la main. Je trouve cela à la fois amusant et touchant. Je n’ai pas le temps d’aller en récré, il faut que je ferme ma salle, prenne mes affaires pour aller chercher mon tout petit groupe de 3e dans la cour et l’emmener en salle info.

J’explique la nouvelle leçon, nous sommes là pour qu’ils puissent faire des exercices interactifs après la leçon. D’ordinaire, avec ce tout petit groupe, je ne fais pas quelque chose de nouveau. Je fais un prolongement du type recherche ou approfondissement. Ce sont les latinistes qui ne cumulent pas deux options, les autres, ceux qui cumulent latin et euro ou latin et découverte professionnelle n’ont que deux heures. Il ne faut pas que ceux qui ratent cette heure soient pénalisés. Mais là, avec tous ces ponts, les vacances, le brevet blanc, mon planning s’est décalé. Par ailleurs, cela m’est arrivé une fois avec une leçon sur les compléments de lieu. Finalement cela n’a pas été si mal, les élèves devaient expliquer à leurs camarades ce que je leur avais déjà expliqué. Sur J. cela a été très bénéfique. On verra bien. Il y a là aussi T., une élève que j’avais en français l’an passé en 4e. Elle n’est pas latiniste mais vient quasiment systématiquement sur ce créneau-là. Parfois, elle aide une de ses camarades sur les recherches, parfois elle travaille sur autre chose. Cela ne me gêne pas, certains diraient que leur cours n’est pas une perm mais moi j’aime bien qu’elle soit là. Une de mes auditrices libres…

16 h, fin de journée. Je dois récupérer mes enfants à l’école et leur faire faire leur devoir. J’ai des jumeaux et deux filles, les deux filles sont autonomes, l’une me demande de lui écrire deux phrases pour qu’elle fasse de l’analyse grammaticale. Elle fait son analyse pendant que j’essaie de faire travailler les deux garçons. Je me rends compte le lendemain que je n’ai pas vérifié son analyse… La concentration de mes garçons n’est pas au rendez-vous. Ils ont appris à lire cette année et veulent lire intérieurement. Le problème, c’est que la fiche doit être lue à voix haute….(pour vérifier que le son est bien lu, puisque c’est un son nouveau…). Je passe aux maths, il faut compter de 2 en 2, l’un compte mais l’autre est sorti. Finalement les deux se retrouvent à faire du vélo dehors sous la pluie. Je me réfugie dans la lecture du dernier numéro des Cahiers pédagogiques, j’ai un petit coup de mou…
Mon mari arrive, et je lui dis, en criant un peu :
– Je n’arrive pas à leur faire faire leur devoir ! Moi je n’ai plus l’énergie, pas moyen de leur faire lire à voix haute !
Cela fait le déclic dans la tête de mes fils, finalement je réussis avant 18 h à leur faire achever leur devoir… Pourtant il n’y en a pas pour longtemps… R. s’applique, l’écriture est jolie ; A. aussi, il y a une erreur d’orthographe, je lui explique, dans « deux » le « x » est muet. C’est fini en un rien de temps. J’éprouve une gratitude immense pour leur prof des écoles et de l’admiration pour son expertise. Je ne crois pas que je réussirais à en faire autant !

Vite, avant de devoir préparer le repas, je note sur une feuille ce que je dois faire pour le lendemain. Je dois impérativement rédiger une fiche qui permette à mes latinistes de 5e de faire la présentation de la maquette, une fiche qui complète les éléments sur le temple, reprendre la suite de mon cours et voir si je peux boucler le lendemain (utiliser des élèves qui ont fini et sont volontaires pour coacher les autres ?) ; je dois planifier mes interventions en 6e en regardant leur emploi du temps, le mien, et celui de mes 5e qui sont à cheval sur deux classes ; je dois rappeler un collègue du syndicat pour organiser des rencontres. Bon, ça va, ce n’est pas énorme par rapport à certaines fois, je peux même me payer le luxe, si je ne regarde pas trop ma messagerie, d’aller faire du sport ce soir ! Ah, j’ai oublié aussi de remplir le cahier de texte électronique. La journée sera plus chargée demain, il y a le rendez-vous durant la pause méridienne mais là, il faudrait que je mange en trente minutes, il y a une réunion le soir aussi, mais à chaque jour suffit sa peine…

Aujourd’hui, j’ai eu l’impression de faire avancer un peu mes élèves. C’était une bonne journée.