On ne prend pas de gants (...)

(...) Au bout de quatre ans, j’ai enfin compris la Tentation. Une sacrée variété. Cette pomme n’est pas jaune, elle n’est pas orange, elle est entre les deux. Au moment où on la ramasse, il faut qu’il y ait un peu d’orange, mais pas trop. Le technicien de la coopérative vient avec sa barrette, et c’est celle-ci et pas celle-là. Si elles sont déclassées en Golden à la coopérative, ce n’est pas le même prix. Quand on a le soleil dans la figure, on la voit d’une certaine couleur, mais dans le palox on la voit autrement, ce n’est vraiment pas facile.
Le palox, c’est une cinquantaine de caisses, 450 kilogrammes au total. Quand on remplit bien une caisse, on y met une cinquantaine de pommes. Trois palox par jour, ça fait 7 500 pommes. Il ne faut surtout pas jeter les pommes dans la caisse, il faut les déposer, pour ne pas les abîmer. Sur le fond, il faut mettre la pomme avec la queue en bas pour qu’elle ne roule pas. On commence sur les côtés, puis on complète progressivement vers le milieu. On regarde où il y a un trou, et on pose la pomme juste là. C’est une habitude à prendre. (...)

La suite de ce récit à découvrir dans le livre "Vous faites quoi dans la vie ?", aux Éditions de l’atelier.
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