Au pair en Inde à 74 ans

L’Inde ? pourquoi pas !

C’est ce que j’ai pensé quand on m’a offert un « job au pair » ici à Bengaluru. Offert ? Pas vraiment, car depuis quelques mois (février 2018) j’en cherchais un en France, ou en Europe.

Après plusieurs tentatives pas très heureuses en France, dans 4 endroits différents, en juillet, j’ai décidé de partir en vacances, un mois en bord de mer, près de St Malo.

Grâce à internet, et au célèbre site qui propose de vendre des objets d’occasion ainsi que de vrais emplois et des « missions » à temps partiel, comme "au pair", je suis entrée en contact avec une famille française qui vivait en Inde (et qui aime ça) depuis trois ans.

Ils cherchaient une « mamie au pair » pour leurs trois adorables filles... la chance arrive si l’on fait quelques efforts.

J’étais prête. En 2013, j’avais renouvelé mon passeport pour 10 ans, sans savoir si j’en aurais besoin, mais “on ne sait jamais", n’est ce pas ?.

Au début de cette année (2018), j’avais décidé de trouver une personne agréable et propre pour louer mon petit appartement au Mans (1 heure en train rapide - TGV - ouest de Paris). Grâce à une agence très efficace, j’ai trouvé un homme, tout juste divorcé, qui voulait louer un appartement meublé pendant un an.

J’ai juste gardé ma cave pour mes affaires personnelles. Avec 5 bagages (2 valises, 2 sacs et 1 sac à dos pour mes ordinateurs, appareil photo et documents importants : passeport, cartes de crédit, etc.), je peux voyager facilement, sans aide.

UNE MINIMALISTE

C’est un concept que j’ai découvert il y a quelques années. Il se trouve que j’ai rencontré une américaine se définissant comme « minimaliste », elle a passé trois semaines chez moi en 2016. Elle voyage dans le monde entier, avec sa fille de 7 ans, et seulement deux valises. Elle m’a expliqué ce qu’elle entendait par « minimaliste », et elle l’est vraiment.

J’expérimente qu’en fait, on n’a pas besoin de tant de choses pour vivre ! Par exemple, la plupart d’entre nous utilisons les mêmes 3 à 5 mêmes vêtements la plupart du temps. En ce qui concerne les livres, je peux toujours trouver une bibliothèque à côté de mon lieu de résidence, ou emprunter auprès de personnes, et bien sûr obtenir des informations par internet.

UNE BELLE EXPÉRIENCE

A 74 ans, en très bonne santé, j’ai eu la « chance » qu’on m’accepte pour cette mission « au pair » en Inde. Logée, nourrie, avec de l’argent de poche, et pour 30 heures par semaine, j’ai pu découvrir la ville, connaître des indiens et faire partie d’un réseau international de femmes expatriées de tous pays (Oversea Women Club). Je me sentais « rajeunir » parce qu’utile !