Bénévole

Tous les vendredis à 14h, après mes cours, je quitte l’ambiance cosy du Quartier Latin (Paris 5e) pour me rendre au Nord du 18e arrondissement et plus exactement au Secours Populaire situé à deux pas de la basilique du Sacré Coeur.

Le Secours Populaire est une association créée en 1945 qui a pour but d’agir contre la pauvreté et l’exclusion en France et dans le Monde.

Concrètement, les actions de l’association concernent la sécurité alimentaire, l’accès à l’éducation ou encore l’organisation de séjours vacances, sorties pour les plus défavorisés.

En m’inscrivant dans l’association, j’ai choisi d’aider au Pré-Accueil. Le Pré-accueil, c’est l’endroit où la personne s’adresse en premier quand elle vient au Secours Populaire. J’y donne les renseignements que les bénéficiaires me demandent (inscription aux colis alimentaires, vestimentaires, remplir des demandes diverses, cours de français etc…) et les dirige vers les bureaux approprié. Je distribue des verres de café, de thé gratuitement.

Enfin, le Secours Populaire assure (comme d’autres associations) la domiciliation postale des personnes n’ayant pas d’adresse fixe. Du coup, je donne le courrier aux bénéficiaires concernés. Nous sommes environ 5 à faire ce travail tous les vendredis de 14h à 17h.

En général, les bénéficiaires sont pour la plupart des immigrés résidant en France depuis un temps extrêmement variable (3 mois à plus de 15 ans).

Certains vivent dans la rue comme Mohammed qui dort dans un parking non loin de l’Arc de triomphe ou à 5 dans un logement de 30m². D’autres ont la chance d’avoir des connaissances qui les hébergent. Enfin, certaines personnes ont les moyens de payer des impôts (sans pour autant avoir la nationalité) mais viennent au Secours Populaire pour bénéficier de certains services proposés par l’association.

L’ambiance est plutôt sympathique. Les gens sont reconnaissants et respectueux du travail que les bénévoles font. On entend parler de nombreuses langues. On discute avec eux, sur leur vie, la nôtre et parfois sur des faits d’actualité. Il y a des moments plus éprouvants : une personne, la vingtaine, vient me supplier de lui donner quelque chose à manger dès l’ouverture du local alors que le pain n’est pas encore arrivé.

Ce bénévolat me fait voir une réalité qui existe dans la plupart des grandes villes et qui est d’autant plus marquée à Paris. Paris est la 3e ville la plus visitée au monde en 2013 ; on vante son image, ses beaux quartiers et monuments.

Tous les jours, que ce soit dans les rues les plus chics comme les plus sales de Paris ou dans les stations de métro, je croise forcément des personnes voire des familles mendier et dormir dans la rue. Et je n’ai aucunement l’intention de m’y habituer.