Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Stella Bastide

Les livres, les récits, les mots, ont été, sont et me seront nécessaires à jamais.


Récit

Nous, les Services généraux de la Tour  

Immersion au sein d’une tour à la Défense.

L’ambiance est de plomb.

Publication : 27 avril 2015

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2380

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Ses derniers commentaires

  • Laisser trace, même des personnages les plus discrets, les plus "insignifiants", les plus "perdus" au vu de notre société de "paraître", de "pouvoir"... est une action nécessaire, utile et bénéfique.
    Beau texte, terriblement humain, qui rassure quant à la solidarité.

  • "Pour survivre, il fallait oublier de vivre, oublier d’être soi..."
    Quelle résonance !
    Prenez soin de vous, car l’envie et le plaisir ont parfois du mal à repointer leur nez...

  • Bonsoir,
    Merci de votre lecture, merci de votre commentaire.
    Des mois sont passés depuis la mise en ligne, depuis ma "libération" et cela fait du bien de voir que l’idée perdure, non la mienne, mais le sujet en lui-même.
    Avec plus de recul aujourd’hui que je n’en avais en avril, je pense que le but de ce genre d’écrit est bien cela : dire pour que ceux qui sont concernés ne se sentent pas seuls, se sentent compris (car pris dans la tourmente, on doute)
    Dire pour alerter de l’inadmissible.
    Dire aussi pour que ceux qui le peuvent encore ne baissent pas les bras, n’acceptent pas, et que chacun à son niveau, tente de faire évoluer les choses comme vous avez décidé de le faire ; dans mon équipe il y avait quelqu’un de syndiqué, et qui m’a (nous) bien aidé(e), cela n’a pas changé les mentalités, mais c’était important d’être soutenue(s).

    De tout cœur avec vous dans votre implication.
    Bien cordialement.

  • Bonjour et merci de votre commentaire.
    Oui, c’est tout a fait cela, car dans mon esprit s’était imprimé principalement ces pensées que je ne pouvais plus repousser :
    Au nom de quoi ? De quel droit ? Qui sont ils, que sont-ils de plus, pour traiter ainsi autrui ?
    Ces autres qui méprisent, écrasent, sont divers et entre autres personnages il y a ceux qui subissent eux-même et qui pour se défendre, s’en sortir font subir...
    Si tous les gars (ou filles) du monde voulaient se donner la main... Utopie ?
    Bien cordialement

  • Bonjour,
    D’un certain côté vous avez raison, mais les raisons d’écrire sont diverses.
    Il n’était pas question pour moi de m’exprimer pour exister, mais de m’exprimer, d’une part pour clore une dernière action que je pensais devoir effectuer : inscrire la trace de cette équipe quelque part, comme expliqué dans mon dernier paragraphe - et d’autre part pour me libérer.
    Si je devais continuer à travailler ce sujet sans doute le ferai-je d’une autre façon, mais pour ce récit, mon esprit était totalement empreint de la douleur côtoyée pendant des années, inacceptable, injuste, et qui est une réalité.
    Bien sûr il y a aussi tout ce dont vous parlez, mais à certains moments, tout ou presque est enfoui, si ce n’était que ma façon de voir et de vivre cela, je n’aurais pas voulu ni osé ce témoignage, mais c’était partagé et de plus confirmé depuis mon départ.
    Amertume ? Je ne crois pas, du moins ce n’était pas mon objectif qui était juste de poser une situation pas si banale, ni rare ; mais si c’est ce qui ressort à la lecture c’est peut-être juste, je ne sais pas.
    En tout cas merci de votre lecture et de vos commentaires

  • Votre récit est beau, les mots sont en harmonie avec votre histoire,et puis triste. Si les humains pouvaient être plus raisonnables, surtout alors que l’on trouve la raison dans tant d’ouvrages.

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