Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Taf

Entre vie et travail.


Récits

De 100 mails à 10 mails par jour  

S’investir dans un projet.

Je suis dans la boîte depuis 5 ans. Depuis lors, je passe, comme tout le monde, des entretiens annuels d’évaluation, et mon CV « d’avant », évidemment que la DRH l’a.

Publication : 23 mars 2015

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2210

Je me suis syndiqué  

Se syndiquer.

Les choses vont changer. Il va falloir être vigilant, mais l’avenir est en marche.

Publication : 2 septembre 2015

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1520

Je ne suis pas retourné travailler  

Ne pas revenir au bureau

Pour survivre, il fallait oublier de vivre, oublier d’être soi, devenir un des rouages de la machine, celui que d’autres veulent que vous soyez.

Publication : 8 octobre 2015

Durée de lecture : 10 mn

Nombre de mots : 2190

Je ne suis plus dans le grand stade  

Courir pour se reconstruire.

Je cale ma respiration, je pousse sur la plante des pieds pour sentir le sol, je me concentre sur mes inspirations, mes expirations.

Publication : 3 décembre 2015

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2290

Ils ont aimé :


Retour au bureau  

Reprendre son poste de travail après un burn-out.

Dans les couloirs, pas un sourire. Un rire, n’en parlons pas.

Publication : 6 janvier 2016

Durée de lecture : 11 mn

Nombre de mots : 2330

Une saison complète hors des murs  

Revenir travailler.

Les murs, la moquette, les machines à café n’ont pas changé.

Publication : 10 février 2016

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1560

Ils ont aimé :


le livreur  

Une altercation inutile.

Aujourd’hui, le connard, c’est moi. Ce matin, j’étais tout juste un peu plus fatigué que les autres matins.

Publication : 29 février 2016

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1530

Bibliothèque


Ses derniers commentaires

  • Votre texte résonne en moi. Ma fille a été diagnostiqué diabétique de type 1 à l’âge de 17 ans en mai dernier juste avant le bac. Sa glycèmie était à plus de 6, taux provoquant le coma pour les adultes. Les enfants et les ados encaissant beaucoup plus. Son diabète s’ajoutait à des problèmes de tyrhoide. Sa thyroide ne fonctionne plus depuis l’âge de 6 ans. Ca a été très difficile, bien sûr pour elle mais aussi pour les parents tant d’un point de vue personnel, familial et professionnel. Ca le reste encore 6 mois après.
    C’est par contre aussi probablement la raison pour laquelle nous la poussons et l’accompagnons dans sa préparation des championnats de France de saut d’obstacle en équitation (les initiés disent CSO). Pour lui prouver qu’elle peut faire aussi bien voire beaucoup mieux que d’autres. C’est un plaisir et une fierté souvent accompagnée de quelques larmes chaudes quand elle remporte un concours, à garder bien au chaud pour les moments plus difficiles.

  • Votre récit m’a énormément troublé. Il y a plusieurs années, je suis passé à côté d’un internement en service psychiatrique. Le psychiatre a jugé que quelle que soit ma très grande difficulté à vivre, l’hospitalisation, même si elle apparaissait nécessaire, ne serait pas la solution.
    Les états que vous décrivez, je les connais dans des proportions moindres bien sûr puisqu’aux yeux de tout le monde, même si j’ai des rechutes, j’ai une vie professionnelle et sociale remplie et même réussie. Je me soigne en prenant plus soin des autres, tant dans mes activités professionnelles que j’ai doublé de responsabilités syndicales et associatives, notamment au sein de la maçonnerie ainsi que de l’écriture (trois manuscrits qui n’ont pas trouvé d’éditeur et des textes publiés sur internet). Cet assemblage me permet d’avoir plusieurs vies. J’ai l’habitude de dire qu’une seule m’aurait détruit. J’en poursuis cinq en //. C’est ma garantie pour ne pas tomber. J’ai la conviction que le psychiatre qui me suit depuis 15 ans est la personne qu’il fallait que je rencontre à ce moment précis. Au milieu de ces 5 vies, il est là. Souvent en sortant de son cabinet, j’éprouve la sensation enivrante d’avoir déposé une partie de mon fardeau. Je sais que mon témoignage est peu par rapport à votre vécu. S’il ne fallait en retenir qu’une chose ce serait que rien ne remplacera jamais l’écoute et la présence que peuvent apporter des spécialistes bienveillants.

  • Bonjour Isabelle
    Merci pour votre commentaire
    Pour rebondir sur un de vos propos, la maçonnerie est, contrairement à ce qu’on peut en entendre ou en lire ça et là, un espace de liberté. La liberté d’adhérer mais aussi d’en sortir si les attendus ne sont pas au rendez vous. A titre personnel, je me sens plus libre dans ma vie tant personnelle que professionnelle depuis que j’en fais partie. J’y ai trouvé un recul, une capacité à écouter les autres que je n’avais pas auparavant. Celà peut être une belle aventure de vie qui n’apporte pas nécessairement des réponses, mais surtout des questions qui sont l’essence de la vie et du monde. C’est avant tout et surtout un rassemblement d’hommes et de femmes avec tout ce que celà peut comporter de beau mais aussi de conflits possibles.

  • Invisible comme un boulanger. Ce pourrait être une formule. Le restaurateur ou le cuisinier passe en salle pour voir ses clients (voir le texte "l’assiette parfaite"). Le boulanger n’en a pas le temps ou si peu. Ne jamais oublier que derrière la cariacture du francais, béret sur la tête et baguette à la main, il y a un boulanger qui travaille quand ses clients dorment. Merci pour votre texte. Il sent le feu de bois et le pain chaud. Et ça, c’est bon et beau.

  • Bonjour
    Consultant en entreprise, j’ai eu la chance - je dis bien la chance - d’intégrer une équipe support telle que la votre pour piloter un projet de création de siège social (2500 collaborateurs et 35.000 m2). Du responsable de la restauration au responsable du facility management en passant par le space planner et le responsable des transferts, tout le monde s’est enthousiasmé et a travaillé sans compter dans une ambiance qui permettait à chacun de prendre du plaisir et à grandir. Le projet fini, ceux qui étaient de passage comme moi, sont partis. Les autres sont restés, l’amertume au coeur d’avoir contribué, d’avoir été moteur, force de proposition dans cette belle aventure. Le quotidien est revenu. Quel quotidien ? celui que vous décrivez !
    A titre personnel, je continue à déjeuner avec les membres de cette équipe, je me suis syndiqué, je suis sur les listes pour les prochaines élections professionnelles. Parce que personne dans l’entreprise ne devrait être laissé de côté et que la valeur des personnes n’est surtout pas liée au poste qu’ils occupent dans l’entreprise

  • J’ai travaillé pendant trois ans à la création du siège social de la world company. J’ai vendu aux IRP l’absolue nécessité de travailler en open space pour améliorer la communication, les échanges...et j’en passe. Comme dans toutes les world companies qui se respectent nous avons mis en place un "take away" haut de gamme, une salle de sport, un restaurant brasserie avec chef accessible sur réservation à tous les collaborateurs, une conciergerie avec service pressing, paniers bio...and so on
    Quelle en est la raison ?
    Elle est simple. Faciliter la vie de vos collaborateurs sur le site de travail, offrez leur des services, ils y passeront plus de temps. 5mn par jour x plusieurs milliers de salariés = amélioration de la productivité...ca s’appelle le bien être au travail.

  • Merci pour votre commentaire. La démarche n’est pas forcément simple. Un jour, elle apparaît comme une évidence. Elle peut avoir des conséquences. En ce qui me concerne, elle en a eu...à découvrir dans un récit à venir.

  • Recul il y a eu avec des choix qui font l’objet d’un texte à venir
    L’humilité vient avec le recul
    Ce récit en est une étape
    Il y a d’autres étapes à venir avec d’autres récits, sûrement