Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Titine

Quidam
Une quille sur le macadam


Récits

Les funérailles  

Quatre funérailles pour quatre grands-parents.

Des funérailles, c’est un parcours : le funérarium, l’église, le cimetière, la maison du défunt. Et un rituel : des gestes précis à faire à des moments précis.

Publication : 16 octobre 2014

Durée de lecture : 8 mn

Nombre de mots : 1720

Un métier en diagonale  

Le quotidien d’une secrétaire médico-sociale.

Mon travail consiste à suivre les dossiers des enfants pupilles de l’État dans le département. Pendant 2 ans, je prends le train Strasbourg-Colmar. La cité administrative est à 20 minutes à pied.

Publication : 20 novembre 2014

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1570

Ils ont aimé :


Mettre au monde  

Le lent déroulement d’une grossesse, des premiers tremblements aux découvertes.

Je reçois, sur la poitrine, un corps de bébé chaud, débarrassé du placenta.

Publication : 27 novembre 2014

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1570

Immobiliare  

A la recherche d’un logement.

Nous avons emménagé à 2 dans un 3 pièces en centre-ville. 15 ans plus tard, nous y vivons toujours mais le couple est devenu famille avec l’arrivée de 2 enfants qui ont aujourd’hui 11 et 13 ans. L’espace à vivre s’est mécaniquement réduit en 15 ans et nous conduit à chercher maintenant un logement plus grand.

Publication : 9 décembre 2014

Durée de lecture : 13 mn

Nombre de mots : 2670

Ils ont aimé :


Bestiaire d’immeuble  

Des voisins, les insectes.

J’habite un immeuble proche de la gare, salubre mais pas trop. Il a ses habitants officiels, ceux qui ont signé un bail, et les autres qui ne sont pas passés par cette formalité, les officieux, aux existences courtes, encore plus amputées quand ils croisent les habitants officiels. Je veux parler des insectes.

Publication : 4 novembre 2014

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1850

Confidences  

Parler en roulant dans la nuit.

C’est peut-être la nuit qui amène les gens à se confier. La nuit et le fait de rouler dans la nuit, dans la lumière des seuls réverbères, enseignes, phares.

Publication : 28 janvier 2015

Durée de lecture : 7 mn

Nombre de mots : 1520

Ici ou là  

Des sonneries envahissantes.

Objectivement, je suis issue d’une famille de méfiants, qui n’ouvre pas facilement sa porte, regarde d’abord au judas ou à la fenêtre, ne répond pas de suite au téléphone.

Publication : 2 mars 2015

Durée de lecture : 9 mn

Nombre de mots : 1860

Bibliothèque

 
 
 

Ses derniers commentaires

  • bonjour,
    j’attendais la suite de votre histoire !
    bien à vous

  • vous me gâtez Sabine ! merci
    le téléphone à cadran, je n’ai fait que l’évoquer en fin de texte mais il y aurait à raconter sur lui. côté souvenir, pour moi, c’est l’écouteur qui se raccrochait à l’arrière du téléphone et que je prenais volontiers pour écouter les conversations de ma mère avec ma grand-mère ou mes tantes. aujourd’hui je trouve que c’était un peu indiscret cette façon de faire mais l’appareil le permettait, y invitait... à l’heure actuelle on ne peut plus le faire, seulement mettre le haut parleur mais alors toutes les personnes présentes entendent : c’est mieux, c’est moins bien, c’est pas pareil ;)
    j’aime bien la poésie de vos propos. je ne saurai pas où se situe la vérité (mais a-t-on besoin de vérité et d’exactitude toujours ?) : rêves et/ou rêveries empreintes de nostalgie ? :)
    enfin j’aime beaucoup que vous associez le cadran du téléphone fixe à la "roue des souvenirs". en allant vers des téléphones sans cadran circulaire on a peut-être, à notre insu, franchi un cap, quitté une époque qui démarrait avec l’invention par l’homme de la roue...mais je divague ;)

  • "mon" église semble vous inspirer Viktoriro...tant mieux tant mieux :)

  • bien vu Seysha !
    effectivement c’est autant un texte sur les téléphones que sur ma famille
    bien à vous :)

  • je ne sais pas qui suit qui Viktoriro ;)

  • récit très riche et généreux (plusieurs lieux, plusieurs époques, bien des gens, votre façon de raconter) ; bien agréable de vous lire
    j’espère vous lire dans d’autres textes Viktoriro !!
     :)

  • super compliment Bab
    merci :)

  • extra ! (pas celui de l’intermittent, l’humour) :D
    merci

  • bonjour,
    j’ai bien aimé votre texte court et condensé.
    merci :)

  • bonsoir
    comme vous avez bien fait ! de faire de Jérémie le fil conducteur de votre récit pour témoigner de votre vécu d’enseignant, dans votre relation à vos élèves en difficulté, à leurs parents, à votre direction.
    je trouve que c’est la meilleure façon de raconter, en partant d’un jeune, isolé par vous des autres parce qu’il était différent et vous a marqué, et de dire simplement ce qui s’est passé : des faits, sans extrapolations.
    cela donne un récit elliptique, avec pas mal de questions non répondues, de zones d’ombre mais vrai et honnête car les faits (Jérémie a dit qu’il voulait aller en ES, il a expliqué qu’il y avait des amis, ses parents ne voulaient pas forcément que leur fils aille en S, vous l’avez encouragé à continuer, il a pris des médicaments et s’est tailladé les veines, la proviseure a gueulé, Jérémie a déménagé, il a fait un séjour en hôpital psy etc) ne mentent pas. comme les chiffres d’ailleurs
    merci
    autre chose m’a accroché dans votre texte, quand vous dites

    • qu’on "embrasse" la profession dont on a "besoin"
    • que les "maths" attirent des jeunes fragiles qui y trouvent une sorte de "rempart"
      maintenant que vous le dites....
      merci de partager le fruit de votre expérience
      bien cordialement :)
  • bonjour,
    je recule généralement devant les textes qui font 16 pages. mais ici c’est différent : j’ai apprécié le découpage de votre vécu en "repères" ainsi que votre façon de raconter, détachée, caustique et intelligente, qui m’a beaucoup plu.
    et puis votre témoignage sur l’univers hospitalier, vu de la place du patient, est bien intéressante.
    merci :)

  • bonjour,
    votre récit, c’est pour moi une immersion dans la production et la réalisation d’un film tout simplement. "comment ça s’passe".
    immersion aussi dans la Bretagne, par petites touches (Doëlan, l’Argoat, l’Armor, Breton par- ci, Breton par-là) .
    j’ai trouvé votre récit drôle, amusant et bien raconté ("Chez ma mère il y a des tableaux du port de Doëlan, et un jour nous décidons d’y aller faire un tour. Il fait beau, il y a peu de monde. C’est un coup de foudre artistique. Réalisateur de fictions, je me dis que je reviendrai un jour avec une équipe pour filmer ce port." ; "L’amant veut la femme, la femme veut le bateau" ; "Il me faut louer un gîte pour les techniciens bretons du son" etc). donc il m’a plu.
    je me suis dit que je n’allais pas venir (et finir) avec des évocations mais j’y viens quand même. votre récit m’a rappelé le film de Truffaut que je préfère : "la nuit américaine"
    jusqu’à votre prochain texte :)

  • bonjour,
    belle analyse
    je travaille dans le même secteur (le social), mais à l’échelon administratif (secrétaire médico-sociale - un texte sur mon parcours et mon boulot a été publié ici il y a quelques mois : "vers la diagonale", qui parle de ma façon d’aborder mon travail, le titre l’évoque), dans un métier en crise lui aussi (un problème d’identité professionnelle, suite à la pression de la hiérarchie pour nous faire porter, en raison de problèmes pour recruter des assistantes sociales, des missions d’accès au droit par exemple, qui relèvent du "coeur de métier" des assistantes sociales)
    je retrouve tout à fait ce qui se vit pour les collègues assistants sociaux, qui n’ont pas le statut protecteur de fonctionnaire tant qu’ils n’ont pas passé le concours, ce qui donne des conditions de vie, correctes ou pas, selon le statut, pour le même travail au quotidien.
    je retrouve cette dénonciation du "guichet à aides financières", quoique, les finances sociales ayant fondu, la politique s’oriente plus vers d’autres pistes (ce qu’on appelle, je n’aime pas ce qualificatif, "l’éducatif", qui prend une forme individuelle ou collective, qui n’est pas la panacée non plus).
    je me sens donc en "terre connue", ce qui est bien agréable, et j’en profite d’autant mieux que vous posez de façon claire les difficultés de cette profession et de ce milieu pro
    je vous souhaite une reconversion professionnelle (à terme) joyeuse et réussie :)

  • bonjour,
    merci pour votre témoignage.
    il m’a fait découvrir plusieurs choses
    d’abord : comment vous avez vécu la voie de l’apprentissage et ce que peut être le parcours d’un commercial.
    ensuite j’ai beaucoup aimé le début de votre texte où vous vous posez beaucoup de questions. si vous me permettez, je dirais que si vous devez beaucoup de votre réussite à votre combattivité (le mot "combat" revient souvent dans votre texte), vous la devez également selon moi à votre faculté à vous poser beaucoup de questions ("pourquoi moi ?") et à porter sur les situations un regard perspicace ("Ce train où l’on croise des travailleurs, des collégiens, qui traversent le département de part en part pour une vie « meilleure ». Mais comment la vie peut-elle être meilleure quand on passe 40 % de sa journée dans les transports en commun ?"), ce qui rend par exemple votre récit du concours tout à fait passsionnant.
    bonne continuation :)

  • bonjour,
    j’ai accroché à votre récit car il est très détaillé (des détails tous utiles, qui permettent de se représenter votre vie du moment) et de ce fait très crédible.
    autrement, j’aime bien la façon posée dont vous racontez les événements de votre vie.
    enfin c’est un récit dans lequel l’émotion va crescendo.
    un beau récit
    merci

  • de tout ce que vous avez écrit je n’avais aucune idée
    et puis vous le dites fort bien
    merci
     :)

  • merci anglophone :) :)

  • merci pour ce slam inopiné Viktoriro ;)

  • bonjour gnassou
    merci
    votre appréciation sur mon style me va bien
    je suis allée voir qui vous étiez. j’aime bien votre présentation : "je suis née parmi des mots". ça m’a bien fait cogiter cette phrase. vous me direz peut-être ce que vous avez précisément voulu dire.
     :)

  • bonjour,
    votre témoignage est vraiment poignant.
    vous en parlez très bien, de façon saisissante.
    je ne sais pas si vous allez faire ce métier encore longtemps pour payer vos études, le moins longtemps possible j’ai envie de dire. pour le temps qui vous reste, pensez que vous êtes un cygne parmi les canards :)

  • bonjour
    votre récit est très plaisant à lire. je le prends comme un témoignage d’histoire à votre échelle individuelle : très instructif. j’avais déjà eu des échos de l’avant 68 dans le cadre de ma famille ("Madeleine, tais-toi !"), votre récit complète le panorama
    je suis née après mai 68 et ai eu la chance de naître de parents qui ont votre âge à peu près, qui ont connu et enduré l’avant mai 68 et profité de l’après et en ont fait bénéficier leurs enfants. quand je lis votre texte et comment ça pouvait se passer, je suis révoltée
    merci

  • bonjour
    merci pour votre commentaire
    un commentaire c’est un bonus
    pouvez-vous m’expliquer "votre récit est un rêve" ?

  • bonjour,
    j’avais lu votre réaction à la lettre mensuelle de décembre. on dirait que vous avez été entendu ;)
    c’est le premier texte que je lis de vous. que du plaisir. j’aime beaucoup votre façon d’écrire, très claire.
    bonne continuation :)

  • votre récit m’a réjoui de bout en bout
    merci :)

  • ça me fait plaisir Kahina que vous ayez apprécié mon texte
    merci
    bonne journée
     :)

  • Anveline, j’ai relu votre texte "le voeu d’Henriette" où vous parlez de la difficulté de logement de votre superviseuse.
    la première fois que je l’ai lu, je ne l’ai pas commenté car il me parlait de choses que je connais trop bien, pour cotoyer quotidiennement au boulot des gens qui ont des problèmes de logement, d’inconfortables (logements trop petits) à graves (logements insalubres, certains loués par des marchands de sommeil) voire très graves (gens qui dorment dans leur voiture ou là où c’est un peu chauffé, devenant clochards malgré eux).
    ça m’avait étonné que vous parliez pour quelqu’un. je me rends compte que moi aussi j’ai parlé de mes collègues et de moments de leur vie difficiles, dans un texte envoyé au site, qui sera publié ou pas, que j’ai intitulé ("confidences de mes collègues de 5 à 6").
    la différence entre nous me semble être que j’ai plutôt écrit "sur" elles et pas "pour" elles. les gens m’intéressent, me touchent, j’aiment les écouter mais je ne suis pas dans une démarche de revendication, pas dans l’idée que ces collègues sont "mal" ou "sous-représentées".
    pour moi c’est une évidence que tout un chacun est par essence "mal représenté", qu’il ne peut se représenter que lui-même directement (ce qui invalide l’idée de représentation qui implique une deuxième personne) , en s’exprimant. mais mon idée est d’ordre existentialiste plus que politique ou social.

  • super vos messages
    je suis heureuse que cette discussion se pose ici. je le vois comme une chance et un honneur.
    par rapport à ce que vous dites, Didier, je pense effectivement que des gens n’auront jamais les mots pour exprimer leur vécu. parfois il me manque un mot et je bloque pour m’exprimer ,j’imagine ce que ça peut donner quand à une personne il manque la plus grande partie des mots. ces gens ne peuvent pas écrire, même à "raconter la vie", aussi ouverte soit cette initiative. à un moment le site a publié des récits de 3 détenus apportés par une visiteuse de prison. des textes courts que j’avais appréciés.
    ensuite je suis entièrement d’accord avec ce qu’écrit Catherine (écrire les moments personnels des vies ordinaires) et merci pour nous signaler ce site (je ne sais pas comment tu en as entendu parler)
    en revanche en désaccord avec Anveline qui écrit "on a pas besoin de tout raconter non plus." moi je suis pour qu’on raconte justement le plus de choses possible, ensuite tu lis ou pas. je ne suis pas pour limiter en amont.
    je n’ai pas vraiment compris ton truc de "pas représenté". il faut être désocialisé ?
    tu es militante d’un mouvement politique ?
    et oui, j’ai été virulente mais pas trop encore

  • bonjour,
    c’est aux webéditeurs qu’il faut poser la question.
    enfin, comme vous me l’adressez, je peux toujours donner mon point de vue.
    je crois que tout est question d’interprétation.
    vous avez une interprétation stricte de l’objectif du site : vous dites qu’il est de donner la parole aux gens "mal représentés"
    j’imagine que vous avez une idée prédéfinie des gens "mal représentés" et que vous estimez que je n’en fais pas partie, du seul fait que j’achète une maison de150m².
    pour ma part j’estime que je suis légitime à écrire ici, à raconter la vie qui est la mienne, comme n’importe qui, quel que soit son statut social.
    ensuite les webéditeurs estiment si ce que je raconte est digne d’intérêt ou pas, peut rentrer dans leur cadre éditorial. d’ailleurs deux de mes textes n’ont pas été acceptés. je trouve d’ailleurs que c’est dommage car raconter la vie ne devrait avoir de limite que le critère de la réalité. mais c’est une autre discussion.
    ce site a une vocation démocratique ("le parlement des invisibles") et je trouve que vous en avez une drôle de vision. démocratie : une personne, une voix. j’ai le droit autant qu’une autre personne à m’exprimer et sur le sujet que je choisis, pas forcément politique.
    une bonne journée

  • merci Sabine
    ce que vous écrivez me fait chaud au coeur
    c’est très gentil de votre part
    bonne vie à vous :)

  • bonjour Anna,
    merci pour votre commentaire.
    je suis contente que mon expérience exprimée dans le texte rejoigne en grande partie votre propre expérience.
    oui, c’était bien ça : du bonheur, de la terreur, de la responsabilité, comme vous le dites.
    vous avez l’air d’être une maman comblée !
    je suis d’accord : super expérience d’avoir des enfants.
    d’ailleurs les miens sont tellement chouettes et vivants que ça me donne d’écrire sur eux à l’âge qu’ils ont aujourd’hui (les années collège).
    mais c’est plus difficile car il ne s’agit pas d’un moment délimité comme leur naissance mais d’un flux continu, volatile, et je ne sais pas si je saurais en faire quelque chose en terme de récit.
    merci pour la "bonne route"
    à vous aussi
    cordialement :)

  • merci
    oh, ça me fait plaisir !

  • bonjour,
    je trouve que vous décrivez cette femme de manière tout à fait attentive, intelligente et fine.
    votre histoire m’a semblé à la fois simple et parfaite dans son déroulement (vos observations qui dessinent par petites touches un portrait de cette femme, l’incident final qui clôt le portrait) et son approche sensible (votre façon de décrire plutôt que d’expliquer, votre questionnement en pointillés sur les attentes de cette femme).
    merci
    bonne journée

  • bonjour,
    j’ai adoré votre texte. vous écrivez très bien.
    j’ai fait le même travail que vous auprès d’une personne âgée qui était fortunée aussi.
    la différence, c’est qu’elle était adorable, elle. elle est décédée peu de temps après que j’ai commencé chez elle. le matin de sa mort, j’étais chez elle, elle m’a demandé d’arrêter de faire le ménage et de m’assoir près d’elle, votre récit me renvoie à ces moments-là.
    sinon vous avez restitué à merveille la détestable distinction sociale et la rage qu’elle peut inspirer.
    merci beaucoup

  • bonjour,
    j’ai bien aimé votre récit parce qu’il est court et que je pense que ce qui est court est précieux.
    votre récit reflète bien selon moi comment cela se passe dans la vie : ça commence un jour, ça se poursuit pendant des années, ça s’en va et ça revient, et ainsi de suite.
    j’ai aussi été touchée par la maladie qui vous touche et vient bousculer votre passion pour la musique mais ne la fait pas disparaître. je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire. je vous souhaite la meilleure santé possible et la poursuite de votre activité musicale.
    merci

  • bonjour Catherine,
    mon premier commentaire.
    en plus un commentaire qui me fait plaisir.
    de ta part, ça fait encore plus plaisir.
    merci
    la journée commence bien :)

  • un questionnement c’est un doute et le doute n’est pas mauvais en soi, je crois même que c’est tout le contraire, à condition bien sûr qu’il débouche sur un positionnement, au-delà du doute qui peut subsister, qui subsiste.
    j’aime beaucoup que vous parliez de Pascal et du pari. je préfère qu’on me dise que c’est surtout un pari de choisir le chemin de la relation avec des malades d’A : si c’est à fond perdu, alors tant pis, en revanche s’il y a réellement relation, aussi minime ou isolée soit-elle, alors c’est un pari gagnant, donc on a tout intérêt à parier que la relation avec un malade d’A est gagnante.
    j’aime moins que vous me parliez de l’"homme parfait". je pense qu’il n’y a rien à gagner à penser dans ces termes, qu’on s’y perd. laissons l’homme tranquille, loin de considérations de perfection ou d’amélioration.
    je ne voudrais pas terminer sur une note négative alors que je suis réellement très heureuse de nos échanges, surtout de ce que vous amenez, qui est très profond. ça fait un moment que je n’avais pas eu ce type d’échanges, que j’aime beaucoup, et je vous en remercie.
    bien à vous

  • merci. je trouve en vous un merveilleux interlocuteur. je crois que je connais cette façon de penser. elle est belle et généreuse.
    je garde néanmoins et peut-être de façon irréductible un petit doute : certes je conçois tout à fait que l’absence de relations rend fou mais est-ce vrai quelque soit l’état du cerveau ? (je n’ai pas moi-même les connaissances pour avoir la réponse à cette question).
    je me demande en fait si cette histoire de relation n’est pas quelque part ou essentiellement une affaire de culpabilité ou de conscience de ceux dont le cerveau n’est pas malade. pardonnez ma franchise.

  • merci de votre retour, qui prolonge en quelque sorte votre récit, et le plaisir qui va avec.
    votre souci de communiquer avec les malades d’Alzheimer apparait très fortement. j’imagine que cet investissement humain vous demande beaucoup d’énergie. bravo !
    pour autant, je réfléchis depuis quelques temps sur le sens des efforts produits par l’entourage des malades de la maladie d’A. pourquoi vouloir continuer à maintenir les relations humaines "comme avant" alors que la personne ne fonctionne cérébralement plus comme avant ? pour qui : pour elle ou pour les gens qui la connaissent ? pour conserver à la personne malade une dignité qu’elle ne défend plus elle-même mais qu’il faut défendre à tout prix ?
    j’espère ne pas vous blesser d’une manière ou d’une autre par mes interrogations toutes personnelles, ce n’est pas du tout mon objectif. simplement cela me pose question, entre un positionnement philosophique humaniste et la réalité médicale. dites-moi svp ce que vous en pensez.

  • bonjour,
    je trouve formidable la façon dont vous racontez une histoire qui repose ou s’articule sur un simple geste de la main.
    merci pour ce récit qui m’a bluffée

  • bonjour,
    j’ai trouvé votre récit très intéressant. là où je vis, je suis entourée d’hôtels mais je connais mal le monde de l’hôtellerie. vous m’avez bien éclairée.
    votre récit m’a rappelé un roman de Xavier Trévaux "les gogols", dans lequel il parle, vers la fin du livre, de son boulot de réceptionniste de nuit dans un hôtel. il parle des collègues étrangers, des petits déjeuners, de la direction. j’y vois des points communs avec votre récit.
    autrement, j’ai bien aimé votre récit, proche du réel, juste : les visages atones dans les transports en commun, le jour qui n’est pas encore levé, la tour Eiffel comme un monstre, la buanderie informatisée, le plateau à une main etc ; et une sorte de corps-à-corps entre vous et votre travail, entre vous et le monde du travail : les questions que vous posez et vos réponses : je ne sais pas, je veux vivre, etc. je trouve qu’il y a dans votre récit beaucoup de caractère.
    merci

  • bonjour,
    vous m’avez emmenée en pensée avec vous dans cette randonnée pas facile.
    j’ai aussi bien apprécié votre façon de raconter.
    merci

  • bonjour,
    j’ai a-do-ré votre texte ! je suis bluffée par votre façon de raconter. vous racontez avec une multitude de détails, tous utiles au récit, et qui enveloppent le sujet, la jambe en bois de votre grand-père, un objet particulier autour duquel s’est organisée la vie de vos grand-parents.
    bravo et merci

  • bonjour,
    je me retrouve tout à fait dans l’inquiétude de la mère pour son enfant et le sentiment de vivre "en apné" qui en découle.
    jj’ai été particulièrement touchée par le début et la fin de votre récit. le début : vous face à votre ordinateur, le fond d’écran avec votre fille, les raccourcis sur votre bureau qui portent son nom. cela nous parle à tous qui fonctionnons avec l’ordinateur, c’est très moderne comme entrée en matière. cela nous annonce aussi d’emblée ce que vous allez nous raconter, c’est une très bonne introduction à votre récit.
    la fin : quelle belle fin ! terminer sur les paroles de votre fille, des paroles magnifiques, qui allègent le deuil des survivants.
    cela me rappelle un autre récit, celui de la fin d’un homme de quarante ans, parti trop tôt lui aussi, des suites d’une maladie affreuse et fulgurante, et qui se termine de la même façon : par les paroles de la personne disparue, qui témoignent d’un amour démesuré de la vie, saloperies comprises.
    il s’agit du chapître "Vie" de l’abécédaire "D’âne à zèbre" de François Bégaudeau. Il y raconte sobrement les derniers jours d’un très bon ami à lui. La nouvelle se termine sur des paroles d’une chanson écrite par l’ami défunt, paroles que je trouve proches dans le fond de celles de votre fille.
    merci de la confiance que vous nous faites en publiant des choses de votre vie aussi intimes et bouleversantes
    portez-vous bien
    bien à vous

  • bonjour,
    c’est parfait, vous avez tout dit, et bien dit
    merci

  • bonjour,
    j’aime les gens qui aiment leur outil de travail. vous aimez les conteneurs, vous le dites et vous en parlez bien (la taille, l’odeur de poussière, les odeurs d’ailleurs, les graffitis).
    sinon votre récit envoie des choses super positives à la personne qui le lit : votre intérêt naturel et spontané pour les gens rencontrés dans le cadre de votre boulot, votre ouverture au monde, la bonne humeur.
    aussi j’ai vu grâce à vos liens que vous faites pas mal de choses en dehors de votre boulot. je trouve ça super.
    ps : votre portrait tournesol est top
    merci

  • bonjour Véronique,
    le récit de Marius en particulier m’a touché. il parle bien de sa condition de détenu. je voulais citer certaines de ses phrases mais il faudrait les citer toutes tellement elles font mouche. privé de liberté mais surtout d’avenir. enfermé dans ses souvenirs, le temps arrêté, tandis que le temps continue à courir pour ses proches non détenus. se souvenir comment sa femme l’aimait. il fait bien comprendre comment la détention crée de la distance et de la frustration dans un couple et une famille.
    merci

  • bonjour,
    c’est facile de vous lire et le sujet est passionnant. j’ai bien aimé que votre récit parle autant de la magnétiseuse que de vous, à part égale. j’ai aimé aussi la description des lieux, intérieur comme extérieur.
    merci

  • bonjour,
    ton récit est court mais très explicite : tu sais comment tu fonctionnes et tu le dis. aussi, ce que tu dis sur comment tu fonctionnes est vraiment intéressant, assez complexe. sinon je suis touchée par ta sincérité et le fait que tu es dans l’incertitude quant à la suite de ta vie.
    merci pour ton récit

  • bonjour,
    j’ai beaucoup aimé le récit de votre vie de pêcheur. ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un texte aussi simple, précis et intéressant à la fois. bravo ! et merci
    Titine

  • bonjour,
    j’ai lu avec plaisir ton récit. en général j’appréhende de lire les récits de vie, souvent ça manque de rythme ou de subtilité. pas du tout le cas de ton récit : léger, consistant, bien enchaîné.
    sinon, j’ai adoré le passage où tu racontes que tu aimes ton grand-père et où tu passes en revue les bons moments passés avec lui.
    j’ai aimé aussi le mouvement que tu mets en permanence dans ton récit, même un mouvement infime, comme quand tu passes la main sur le bras de ta mère très émue par la révélation du secret.
    merci