Le travail
raconté par ceux qui le vivent
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Gavroche

Albert camus. "dans les profondeurs de l’hiver, j’ai finalement appris qu’il y avait en moi un invincible été."
"Don’t try".


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Ses derniers commentaires

  • gavroche :
    j’aime bien votre récit, l’alcool est certainement le mal de notre siècle mais une bataille n’est jamais perdue avant d’être livrée et la votre de bataille ne vous a pas perdue. Votre couple à résisté 23ans waou une fusion certainement de Didier avec vous et l’alcool. Votre ex-conjoint a t-il était père j’en doute puisqu’il parait même étranger à lui-même et à ce qu’il fait subir à sa vie. Je voudrais parler d’un livre que je dévore en ce moment, de Tobie Nathan, l’étranger ou le pari de l’autre. Tobie pense en début que pour rencontrer une vraie personne autre on doit se poser 3 questions : "qui est-il ? ( père alcoolique peu d’ancrage familial, alcoolique lui-même), D’ ou vient-il ? (la réalité travaille avec l’information comme hier dans la cité, mensonge manipulation) pourquoi est-il ,là ? (argent, alcool et vous). Finalement vous preniez que peu de place moins que votre superbe beau texte, courage Stéphane.

  • gavroche : le silence, le silence et sa portée, presque musicale dans sa résonance. Le silence comme un cri quelquefois, le silence de ses absents les nôtres ceux sur qui justement on comptait tant, le silence de ces gens-las. Le silence à combler à désespérer le silence d’une voix qui n’est plus mais d’une autre qu’on attend, qui viendra celle-la, attendre silencieusement que quelque chose d’autre nous parle. La beauté de ce moment, d’enfin d’être avec quelque chose qui parle.

  • gavroche : je chante aussi en chorale, gratuitement, c’est plus sérieux, peut être moins gratifiant. Votre témoignage est très beau, je vais le garder comme une chanson, vous devriez faire un disque, avec pleins de titres. J’aime votre humanité n’en finissait jamais, clap, clap, allez encor une chanson...

  • gavroche :
    la précarité n’est que précaire quelque-fois et moi qui en suis à mon deuxième surendettement à 47 ans sonné
    j’ai été très énervé par votre récit, être pauvre n’est pas un défaut, c’est un état, une qualité quelquefois, je dirais même une volonté pour s’en sortir. J’ai deux enfants et un travail petit je pense que la pauvreté je n’en sortirai pas. Deux solutions se mettre une balle ou se battre et mourir dans le combat, j’opte pour la seconde après vaille que vaille. Ah si j’oubliai, rien n’est jamais inscrit, un obstacle c’est un obstacle pas un clivage, pas d’assurance à méditer par contre une réussite, la beauté d’une vraie parole, l’authenticité d’un vrai combat de chaleur et de profondeur à méditer cher ange, à concaténer

  • gavroche : je m’excuse pour mon petit mot, provocateur mais j’ai eu du mal à rentrer dans votre récit d’où
    chut. Après une nuit de réflexion j’ai trouvé cette petite phrase, d’un film de cronenberg, entre freud et son disciple
    jung, jung à une relation sado-maso et il dit dit cette phrase à sa maitresse "il faut parfois commettre l’impardonnable
    pour continuer à vivre", je pense à vous et à se pardon, à la chute et à son inévitable pardon, bisou à vous et bon courage stéphane.

  • gavroche : chut...

  • gavroche :
    c’est vrai que c’est un beau récit, tout y est, la manipulation, l’orgueil et finalement l’humain, ça transpire. En fait c’est la générosité qui l’emporte et déborde le tout on est tellement prêt qu’on est plus prêt du tout. On ne sais plus c’est l’instinct après qui gouverne, une autre part de nous-même, d’instinct l’on se souvient, d’instinct on répond et on oublie aussi, d’instinct on se bat comme un annimal pris au piège, d’instinct on sent l’autre aussi qui voudrait nous coincer, un beau récit qui se flaire.

  • gavroche :
    j’aime la forme épistolaire, le temps ponctue les épisodes, forme tragique quelque-fois aussi. Moi je pense qu’on ne meurt jamais pour rien, votre colère le prouve. Ce récit aussi devient trace presque pv de gendarmerie. Cela pourrait être une plainte, pour l’Europe, une plainte pour délimiter ce que l’administration peut faire et défaire aussi. C’est la guerre et nous sommes des soldats, notre état a inventé des formes silencieuses pour assouvir, maltraiter, tuer, c’est la guerre, chacun doit mesurer cela, bon courage.

  • gavroche :
    peux t’on changer de vie totalement ou est-ce que c’est la vie qui nous change ? En tout cas les bases sont solides
    maison pour recevoir, travail, travail, travail et humour, waouh, ça commence bien, et puis la médecine c’est comme l’amour cela ne s’oublie pas. Retrouver du soi, ne plus répondre avoir le droit aussi de ne pas savoir. Ne pas être sûr et dominante mais dominée, domino. Oui douter sans redouter, douter sans être miné, courage, Stéphane.

  • gavroche :
    il y a de l’attente dans ces mots, pas dans ce récit. Ce qui prouve quelqu’un qui a dépassée cette attente. Enfant je me suis trouvé à attendre, même que j’ai faillis en mourir, d’anorexie. En fait j’attendais ma mère ou mon père qui se foutait outrageusement de moi. Les périodes de l’enfance sont à dépasser, quelque-fois en rêvant moi je lisais énormément. J’aime votre ton et ces phrases très 18ème, badinage me semblerait. merci beaucoup Stéphane.

  • gavroche :
    c’est marrant, ce comportement phobique enfin marrant... J’ai été moi aussi atteint de ce mal mais puissance dix. A la fin de ma période à Paris. Boulot, dodo et phobie qui s’agrandissait à en crever. A l’époque j’avais consulté une espèce de glin-glin, peut-être plus malade que moi d’ailleurs, en fait ce qu’il me manquait c’était l’air, l’oxygène, le vent. J’ai eu de la chance parce que j’ai trouvé un poste en face de la mer, près de Brest en pleine campagne, servir des petits rouges alors que j’avais un poste CDI mieux que bien payé, j’ai tout abandonné, mais la phobie m’a durée quelque temps et puis le bonheur, l’amour, la rencontre d’autres gens et puis le vent, le vent, j’aime votre récit levant les yeux vous apercevrez la vie Stéphane.

  • gavroche :
    parallèle, je le suis mais ce récit interne externe par l’œil qui marque la progression, comme le récit cinématographique d’Hervé guibert, mais lui crachait son irrespect, il vomissait son mal être d’une maladie insoignable à l’époque. Maintenant la réalité c’est surtout la votre, surtout la bataille et le respect que l’on se doit de remarquer votre courage à livrer bataille. Courage et bataille, courage parallèle.

  • gavroche :
    en fait dans ce récit il n’y a que de la réalité, pas de vérité, si celle du lever 4h44. Puis la réalité s’enchaine et enchaine sur d’autres réalités voix de la radio, recopiage de la parole des autres, culture dans le jardin, balades.
    Je connais beaucoup de gens qui fonctionnent comme cela ; les journalistes aussi. Réellement on sent une angoisse affolante dans ce récit, à quoi je sers, Stéphane.

  • gavroche :
    dans ma famille aussi, dans la vie aussi, dans ma vie aussi. Souvent je me suis questionné sur la folie, il y a peu j’ai repris oury son livre sur l’aliénation, superbe ces séminaires. Je pense que la folie nous guette et comme Montaigne je pense que les plus critiques peuvent devenir les plus fous. Montaigne assista aux massacres des protestants mais aussi à la mort de ses 8 enfants en bas âge je crois. La raison raisonnait de bon sens j’adore votre texte, j’adore, un fou quelque-fois aussi.

  • gavroche :
    vous faites de la poésie monsieur, renouvelant la manière dont ces gens peuvent être perçus. Leurs problèmes minimes pour certains sont réglés, entendus, échangés. Ce temps est le votre, vous en faites ce que vous voulez mais surtout en vous collant une pierre sur le dos, tel Sisyphe vous renouveler à votre manière, votre volonté, votre regard, vos espoirs. Je pense que nous faisons tous cela lorsque nous réglons une chose qui est sans fin, l’éducation, notre argent au quotidien, la relation avec l’autre. Je pense que vos pansements font du bien et ça ça n’a pas de prix c’est certain.

  • gavroche :
    moi aussi je fréquente les psy depuis 20ans c’est pour vous dire. J’aime bien votre récit, enlevé, clair et sans fin.
    La bipolarité, j’ai connu un homme comme cela, j’aime bien votre rencontre au mac do, va falloir que j’en fréquente on y rencontre aussi de belle personne, merci.

  • gavroche :
    j’ai lu et je vais relire votre texte, beaucoup d’émotions beaucoup de vrais combats mais où se trouve la réponse ?
    peut-être de côté comme vous semblez l’esquisser, j’ai regardé ce week-end entre mon fils et mon envie de courir l’excellent documentaire sur Michel bouquet sa dernière pièce le roi se meurt de ionesco, nous sommes ce roi.
    Possédant dépossédé, ah le merveilleux Michel bouquet jouant son rôle jusqu’au bout, questionnant sur de ses réponses et hop une galipette de côté. Oui chacun de nous est ce roi pas encor mort, bon courage.

  • gavroche :
    j’aime beaucoup votre récit il me fait penser à la marge. D’ailleurs cela se passe dans un train, une zone hors temps et me rappelle un auteur que j’ai beaucoup lu Gracq, notamment "un balcon en forêt" ou le personnage grange, pendant la drôle de guerre erre en marge du temps. Je pense à oury aussi et son discours sur l’aliénation oui décidément j’aime beaucoup votre récit, merci.

  • gavroche :
    allez je vais faire mon vieux con. Je me souviens j’ai vécu poil aux zoreilles une période comme cela. J’avais fait l’école hôtelière, diplômes en poche et hop à Paris. En fait on me demandais de ramasser les cendriers les changer, toute la journée, je ne faisais que des taches ingrates et évidemment j’étais très mal de tous cela. Changement départ en Bretagne hip je me retrouve à servir des petits rouges au comptoir. Pas de désespoir changer de lieux change de perspective de chaleur de relation à l’autre. Un pt’it tour dans le Finistère nord face à la mer....

  • lecture d’aujourd’hui dans libération, de Roland gori, psychanalyste, de son livre dernier : "faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?" Canguilhem le dit : l’horizon d’une société de la norme, c’est la société animale, gori ajoute : où chaque individu est une pièce détachée de l’espèce en vue d’une production collective... on peut-être heureux comme ça, on peut être heureux comme une bête, comme un robot." C’est joli non, quelquefois l’intelligence donne une claque mais ça fait moins mal que la réalité, bon courage jeune demoiselle vous osez bien. gavroche.

  • gavroche :
    il y a l’un connu et surtout le désir de construire, d’apporter de comprendre. IL y a la vie aussi qui s’écoule comme dans un poème d’Apollinaire, avec deux ailes pour mieux voler, passe les jours et les années. Il y le hasard et balthazar et la culture et sa rencontre avec le public, Malraux prêchait déjà comme cela. Personnellement j’ai rencontré le théâtre à la fac schnitzler, gireaudoux, duras, pirandello, et jacqueline maillant au théâtre ce soir, rideau.

  • gavroche :
    je ne sais plus à si merleau-ponty, il me semble, dans un discours sur la faim de sa vie, que oui en nous il y avait le corps et l’esprit et que la vieillesse c’était cela cette vie qui disparaissait de ce corps mais que l’esprit lui n’y tenait pas, n’en voulait quelque-fois pas de cette disparition là. Le corps médical statue sur cela c’est notre nouvelle religion alléluia. J’aime bien votre récit Françoise, il est très pictural et finalement le désaveu c’est cette maladie qui s’en va vive la vie.

  • gavroche :
    j’aime bien ce récit qui cingle, l’amour est mort n’en parlons plus mais dès lors de quoi allons nous parler ?
    On se recherche sans vouloir oser, il y a tout de même un échange physique presque occulté, une ligne
    quelques maux d’un jeu sans e, disparition de l’aimée.